Dans la foulée de ses bons résultats, l’AS Saint-Étienne prépare déjà la saison prochaine. Philippe Montanier et sa cellule de recrutement scrutent désormais le marché scandinave, où un jeune milieu de GAIS Göteborg, Joakim Fagerjord, figure dans leurs petits papiers.
L’embellie se poursuit pour l’AS Saint-Étienne. Transfigurée depuis l’arrivée de Philippe Montanier, l’équipe stéphanoise s’est hissée à la deuxième place de Ligue 2 et rêve désormais d’un retour en Ligue 1 par la grande porte. Ce renouveau sportif s’accompagne d’une volonté claire du club : anticiper le prochain mercato pour bâtir un effectif compétitif à long terme.
Parmi les pistes étudiées, une mène droit en Suède, à Göteborg plus précisément. Selon plusieurs sources locales, Joakim Fagerjord, milieu défensif du GAIS, attire l’attention de la cellule de recrutement de l’ASSE. Âgé de 22 ans, le joueur s’est imposé cette saison comme une option crédible dans l’entrejeu du club scandinave. Travailleur, discipliné, rarement spectaculaire mais efficace dans la récupération, il correspond au profil d’un joueur capable de s’intégrer dans un collectif en reconstruction.
Un pari sur la jeunesse nordique
Si rien n’est encore acté, le dossier Fagerjord illustre la nouvelle stratégie du club ligérien : élargir son réseau à des championnats moins exposés, où les coûts de transfert restent abordables. Une approche qui tranche avec les mercato précédents, davantage orientés vers des joueurs français ou des profils confirmés déjà rompus aux joutes hexagonales.
Pour attirer Fagerjord, estimé à environ 400 000 euros par les observateurs suédois, les dirigeants devront néanmoins composer avec la concurrence du Legia Varsovie. Le joueur, encore lié à son entraîneur Fredrik Holmberg dans les discussions sur une éventuelle prolongation, ne s’est pas montré pressé de trancher. Son entourage maintient un flou diplomatique, préférant laisser les clubs discuter avant de se prononcer.
Un pari mesuré, certes, mais pas sans risques. Fagerjord n’a encore jamais évolué hors de Suède et n’a pas été titulaire sur l’ensemble de la dernière saison d’Allsvenskan. Sa marge de progression attire, tout comme ses qualités athlétiques, mais son adaptation à un championnat plus exigeant interroge.
Pour Saint-Étienne, qui cherche à conjuguer performances immédiates et construction durable, ce type de profil représente autant une opportunité qu’un test pour son modèle de recrutement. La direction sportive doit désormais déterminer si le talent discret du jeune Suédois justifie une place dans un effectif qui vise le retour au plus haut niveau.
Un choix qui, s’il se confirme, pourrait marquer une nouvelle ère dans la politique de détection des Verts : celle d’un club tourné vers le Nord, intelligent dans ses choix, et toujours prêt à dénicher la bonne affaire avant tout le monde.
