Elle joue en Ligue 2, mais son effectif vaut le prix d’un club de première division. L’AS Saint-Étienne s’est silencieusement transformée en l’un des actifs les plus convoités du football français — et la Premier League a commencé à s’en apercevoir.
Le chiffre surprend, mais il est réel. La valeur marchande totale de l’effectif stéphanois est estimée entre 82 et 85 millions d’euros, ce qui place l’ASSE parmi les clubs les mieux dotés de Ligue 2, derrière le seul Stade de Reims. Dans un championnat de deuxième échelon, c’est une anomalie — et une opportunité.
Les pépites ne manquent pas. Lucas Stassin culmine à environ 15 millions d’euros, Zuriko Davitashvili à 10 millions, tandis qu’Augustine Boakye, Kévin Pedro et Chico Lamba gravitent entre 4 et 6 millions chacun. Autant de profils jeunes, en progression, et déjà repérés bien au-delà des frontières françaises.
Paul Eymard, l’homme qui a dit non à Manchester United
Dans ce tableau flatteur, un nom se détache avec éclat : Paul Eymard. Milieu offensif formé au club, le joueur a été approché cet hiver par Manchester United. Il a décliné. Et a prolongé son contrat à Saint-Étienne jusqu’en 2028.
Un choix rare, presque contre-intuitif à l’heure où les transferts vers la Premier League font figure de Graal. Mais c’est précisément ce qui rend Eymard si précieux aux yeux des observateurs : un joueur de haut niveau, formé à l’ASSE, encore en Ligue 2, et déjà dans le radar d’un géant anglais. Ce type de profil ne court pas les pelouses de deuxième division.
L’ASSE, une école de talent avec une adresse connue à Londres
Ce n’est pas la première fois que Sainté voit partir ses joyaux vers l’Angleterre. William Saliba, Kurt Zouma, Dimitri Payet — le club forézien a une longue tradition d’exportation vers les meilleures ligues européennes. La Premier League connaît l’adresse.
Cette réputation est une arme à double tranchant. Elle permet à l’ASSE de fidéliser ses joueurs avec un argument fort — vous serez vus, suivis, valorisés — mais elle entretient aussi une pression constante lors de chaque fenêtre de transferts. Chaque mercato devient une négociation à hauts enjeux.
Ligue 1 en ligne de mire : le jackpot pourrait s’activer dès 2026
Si l’ASSE obtient sa remontée en Ligue 1 — objectif clairement dans les tuyaux cette saison —, le club se retrouvera dans une position inédite : une équipe valorisée à plus de 80 millions d’euros, exposée à la lumière de l’élite, avec des joueurs activement surveillés par des cadors européens.
Les observateurs s’accordent à dire qu’un ou plusieurs transferts à 10–20 millions d’euros pourraient se concrétiser dès l’été 2026. Pas un seul grand coup, mais une logique de rendement cumulé, presque industrielle.
C’est ça, la vraie mine d’or de Saint-Étienne. Pas un transfert. Un écosystème.

