L’AS Saint-Étienne n’a pas encore officialisé sa montée en Ligue 1, mais le club stéphanois prépare déjà l’après.
En coulisses, Loïc Perrin et Kilmer Sports Ventures travaillent activement à la construction d’un effectif taillé pour l’élite, avec une cible déjà identifiée et un mercato estival qui s’annonce ambitieux. Les Verts ne veulent pas simplement monter — ils veulent s’installer.
Antoine Mendy, le crack niçois dans le viseur
C’est la révélation de ces derniers jours. L’ASSE aurait déjà pris contact avec les représentants d’Antoine Mendy, jeune défenseur central de 21 ans formé à l’OGC Nice. Le joueur, évalué autour de 4 millions d’euros sur le marché, souffre d’un manque de temps de jeu sous Claude Puel et cherche un environnement où s’exprimer pleinement. Saint-Étienne pourrait lui offrir exactement ce projet.
Mendy représente le profil idéal recherché par Perrin : jeune, formé dans un club de haut niveau, capable de tenir sa place en Ligue 1 dès la première saison. Une recrue à fort potentiel de revente, qui s’inscrit parfaitement dans la logique de valorisation prônée par Kilmer Sports Ventures. Si le transfert se concrétise, il figurerait parmi les priorités estivales du club.
Perrin prépare un mercato structurant
Le coordinateur sportif stéphanois ne s’en cache pas. Loïc Perrin a confirmé publiquement que l’ASSE est en phase d’observation avancée sur plusieurs profils, avec l’ambition affichée de « préparer un grand mercato » pour l’été 2026. Et ce, même si la montée n’est pas encore mathématiquement acquise.
Au programme : un nouveau gardien, avec une piste sérieuse vers un jeune international Espoirs français évoluant actuellement en Ligue 2, et plusieurs profils âgés de 19 à 21 ans susceptibles de devenir des piliers sur le long terme. Un gardien observé du côté de Toulouse, un défenseur central identifié à Nice — les dossiers avancent, en silence mais avec méthode.
Un modèle prudent mais ambitieux
Ce qui frappe dans la stratégie stéphanoise, c’est son équilibre entre ambition et réalisme. L’ASSE ne cherche pas à imiter les clubs qui dépensent sans compter lors de leur retour en élite, au risque de se retrouver dans des difficultés financières dès la première saison. La philosophie est différente : cibler des profils jeunes, sous-utilisés dans leurs clubs actuels, avec un coût d’acquisition raisonnable et un potentiel de progression important.
En combinant un défenseur à 4-6 millions d’euros, un gardien à 1-2 millions et des profils complémentaires issus de la formation ou du marché des joueurs libres, l’enveloppe totale du mercato 2026-2027 pourrait se situer entre 15 et 25 millions d’euros. Une somme cohérente avec les capacités du club, mais suffisante pour construire un groupe compétitif en Ligue 1.
Et si Mendy confirme sa progression sur deux saisons, sa valeur marchande pourrait atteindre 10 à 15 millions d’euros — transformant l’investissement initial en levier financier supplémentaire pour l’avenir.
Ne pas répéter les erreurs du passé
Derrière cette stratégie, il y a une leçon retenue. Le retour de l’ASSE en Ligue 1 après la descente de 2022 avait été chaotique, marqué par des recrutements précipités et une vision à court terme qui n’avait pas permis au club de s’installer durablement dans l’élite. Kilmer Sports Ventures, arrivé depuis, veut écrire une autre histoire.
L’idée est simple : ne pas considérer la première saison en Ligue 1 comme un cadeau à savourer, mais comme le point de départ d’un projet construit pour durer. Le mercato 2026 n’est pas une fin en soi — c’est une étape de structuration, pensée pour que les Verts ne soient pas de simples touristes dans l’élite, mais des résidents permanents.
Saint-Étienne regarde vers le haut. Et cette fois, avec un plan.
