Dimanche soir, après un 4-0 assassin infligé par l’OL aux Vertes dans le Chaudron revisité, Sébastien Joseph a pété un câble.
L’entraîneur de l’ASSE féminine, arrivé l’été dernier avec l’ambition de stabiliser une équipe en péril, s’est lâché dans le couloir des vestiaires contre Cécile Bessière, l’arbitre principale. « Cette sale p… nous nique tous les week-ends », aurait-il craché, selon le délégué du match rapporté par L’Équipe – des mots crus, qui claquent comme un rouge direct.
Mardi matin, l’ASSE dégaine un communiqué glacial : mise à pied à titre conservatoire, Tom Bouvier adjoint prend les rênes en attendant la disciplinaire. Sauf que Joseph, pas du genre à se taire, réagit vite sur Insta via son agence. Il assume les nerfs à vif post-défaite lourde, parle de « réalité humaine » sous pression, jure avoir présenté des excuses immédiates – mais les chiffres se contredisent déjà, car le board canadien du club, soucieux de son image clean, semble filer vers un licenciement pur et simple. Et pourtant, les filles, 10es avec 8 points, luttent pour le maintien sans broncher, surprises mais focalisées.
Vestiaires en ébullition, arbitrage sous les feux
On ne sait pas encore si la commission, saisie jeudi, validera la rupture ; les auditions pourraient révéler d’autres coulisses, comme les protestations du président Barsotti lui aussi visé pour « nulle, comme d’habitude ». Joseph, ancien de Dijon, traîne déjà une réputation de sanguin – souvenez-vous de ses flèches début saison sur des recrues « en vacances ». Les Vertes montent en puissance tactiquement, mais ce dérapage relance le débat sur la pression dans le foot féminin : respect ou emballement incontrôlé ?

