Première journée, première joute médiatique pour Philippe Montanier. Tout juste nommé à la tête de l’ASSE, l’ancien coach de Rennes et de la Real Sociedad a dû affronter, dès sa présentation, la question inévitable du mercato.
Et forcément, à quelques heures de la fermeture du marché, les noms ronflants reviennent toujours. Griezmann, Dembélé… Deux anciens de ses vestiaires. Sauf que non, Montanier n’a pas cédé à la tentation du rêve. “Pour Antoine et Ousmane, ce sera compliqué avant ce soir”, a-t-il glissé avec ironie, avant de passer la balle à Huss Fahmy, assis à ses côtés. Manière élégante de dire : je viens d’arriver, laissez-moi le temps de poser mes valises avant de recruter le monde entier.
L’ambiance, dans la salle de presse de L’Étrat, oscillait entre curiosité et impatience. On sentait Montanier à l’écoute, plutôt calme, presque serein malgré la tempête qui gronde autour du club. Mais derrière les mots, un constat : les Verts n’auront sans doute pas les moyens de piocher bien haut. Quelques blessés, un classement fragile, et des finances qui, selon plusieurs observateurs, ne laissent guère de marge. Fahmy, lui, a pris la parole sans détour — ou presque. Il a parlé de “volonté de renforcer”, de “travail collectif”, tout en rappelant que le nouvel entraîneur avait été impliqué en amont. Ce qui veut tout dire et rien à la fois.
Jubal, une piste parmi d’autres
Car pendant que les micros se repliaient, les rumeurs continuaient leur ronde. Jubal, l’ancien d’Auxerre, serait sur les tablettes. Possible, même plausible. Mais rien de concret à cette heure. Le marché s’étire, les lignes bougent, les chiffres se contredisent selon les sources. Et Montanier, lui, observe calmement, conscient qu’il ne sauvera pas Saint-Étienne en 24 heures ni avec un coup de fil à ses anciens protégés. Le vrai chantier commence maintenant, loin des flashes et des faux espoirs de dernière minute.

