Djylian N'Guessan avec l'ASSE contre le LOSC

ASSE : le titre de Ligue 2 n’est plus une priorité

Il y a quelques semaines encore, Saint-Étienne jouait sur deux tableaux : la montée et le titre. Depuis la défaite à Bastia et la victoire de Troyes dans la foulée, quelque chose a changé dans les discours. Pas officiellement, pas brutalement — mais le glissement est perceptible.

L’ASSE occupe toujours la deuxième place du classement avec 57 points à 31 journées jouées, pendant que Troyes trône en tête avec 61 unités. La marge mathématique pour le titre existe encore, et le match Saint-Étienne–Troyes du 25 avril pourrait tout remettre à plat. Personne au club ne tire officiellement un trait sur le trophée de champion.

Mais voilà : ce n’est plus vraiment de ça que l’on parle en interne.

La défaite 0-2 à Bastia a agi comme un révélateur. Couplée à la victoire simultanée de Troyes, elle a fait basculer la narration collective vers une autre priorité, plus fondamentale : préserver la montée directe, quoi qu’il arrive. Direction, staff, vestiaire — une partie croissante du club accepte désormais ouvertement le scénario d’une deuxième place finale, du moment que la Ligue 1 est au bout.

Ce n’est pas un aveu d’échec. C’est un recalibrage. Depuis le début de la saison, l’objectif officiel numéro un du club n’a jamais été le titre — il a toujours été le retour en première division. Le trophée de champion, lui, était un bonus possible, une cerise sur un gâteau déjà très attendu par tout un peuple vert.

Ce qui change, c’est que ce « bonus » commence à peser moins lourd dans les esprits. Les analystes qui suivent le club de près le notent : dans les discours internes, la course à la montée a clairement pris le dessus sur la course au trophée. Le titre n’est pas abandonné — mais il est présenté comme une option, pas comme une obsession.

Il reste cinq journées, un choc direct contre Troyes à venir, et suffisamment d’incertitudes pour que tout soit encore possible. Mais à Sainté, on ne dit plus tout à fait la même chose qu’avant Bastia. On parle de tenir, de ne pas trembler, de rentrer dans l’élite. Le reste, on verra.