Ancien attaquant de l’AS Saint-Etienne, Robert Beric est aujourd’hui dans le club des Fire de Chicago. En pleine période de confinement, il s’est confié pour le média autrichien Spox.

L’ancien buteur des verts revient sur son départ de l’AS Saint-Etienne et déclare sa flamme au club de Ligue 1. Il parle aussi de sa nouvelle vie aux Etats-Unis.

“Je passe beaucoup de temps sur le canapé. Mon quotidien c’est Netflix, les jeux, la lecture, Skype. On nous a ordonnés de ne pas quitter Chicago et de ne pas rencontrer de gens. Les restaurants sont désormais fermés. Les conditions sont similaires à celles de Vienne. Je me maintiens en forme en faisiant du cardio. Je suis en contact avec ma famille en Slovénie 24 heures sur 24. Il y a maintenant un confinement complet.

Aux États-Unis, le président Donald Trump n’était pas très impressionné au départ et avait qualifié le coronavirus de canular ? Ce mec… Depuis, le trafic aérien a été en grande partie interrompu. Pour moi, ça n’aurait pas été facile de rentrer chez moi. J’aurais eu besoin de présenter des preuves. Mais pour le moment, je n’ai pas l’intention de rentrer chez moi. Contrairement à de nombreux autres athlètes américains, on n’a pas été testé au COVID-19. Heureusement, nous n’avons aucun symptôme.

C’est l’entraîneur Raphael Wicky qui m’a convaincu de venir à Chicago. Il voulait m’amener à Bâle il y a quelques années. mais j’avais décidé de rester à Saint-Étienne à ce moment-là. Quand il m’a recontacté, il m’a expliqué ses plans, il était clair pour moi que je je devais venir à Chicago et commencer une nouvelle vie en Amérique. Ma première impression du championnat a été assez surprenante. Les stades sont complets, l’ambiance est bonne. Et la qualité et l’intensité du jeu sont également élevées, alors que beaucoup de gens en Europe ont une mauvaise impression. J’aime le spectacle tout autour. A mon arrivée, j’ai du boire Jeppson’s Malört, une liquer culte ici à Chicago. Chaque nouveau venu doit boire un coup pour devenir un vrai gars de Chicago.

Puel ne misait pas sur moi

“Claude Puel ne misait pas sur moi. Pour moi, Saint-Étienne est une famille, une deuxième maison. Je n’ai jamais joué aussi longtemps dans un club qu’à l’ASSE, je me suis fait beaucoup d’amis là-bas et et je sentais très lié au club. Je me souviendrai toujours de la dernière saison où nous avons terminé quatrième et joué en Europa League. Notre équipe était vraiment bonne. J’ai eu le privilège de jouer toute ma carrière devant des fans fantastiques. Que ce soit Rapid, Saint-Étienne ou Maribor, je ne changerais rien à ma carrière.”