Après un sursaut XXL en Ligue 2 – trois victoires d’affilée, dont un 2-1 arraché à Laval –, Saint-Étienne s’extirpe en dauphin de Troyes (43 contre 45 points après J24). Faisons le point statistique sur les chances de montée.
Philippe Montanier, débarqué en février, dope les Verts vers 39% de chances de 2e place directe et 20% pour le titre. Mais à 11 journées du butoir, l’enjeu est clair : élite ou purgatoire prolongé ?
Montanier, le sauveur pressé par l’histoire
L’ex-technicien troyen, 3/3 en L2, réveille une machine grippée : 2e défense (19 buts encaissés), 41 réalisations signées Stassin et Davitashvili. Calendrier en poche – Pau samedi 28 février à 20h, Grenoble, Nancy – pour viser les 72 points du sacre. Huss Fahmy et Kilmer Sports (25 M€ investis l’hiver) ne transigent pas : la L1 directe, sans les playoffs maudits de 2024. Reléguée l’an passé, l’ASSE refuse l’humiliation d’un bis repetita au XXIe siècle.
Les ombres d’une ascension fragile
Rien n’est acquis. Reims (3e, 41 pts), Red Star (4e, 40 pts), Le Mans et Dunkerque guettent la faille. Simulations Torre : >90% remontée globale, mais 60% via playoffs si dérapage. Une saison de plus en L2 (<20% risque) signerait l’échec, malgré 13 victoires au compteur. Montanier mise sur une forteresse retrouvée (invaincu à Geoffroy-Guichard depuis novembre) et un Montluçon magique en Coupe de France. Faux-pas à Pau ou troyen ? Tout basculerait.
Geoffroy-Guichard palpite au rythme d’un rêve interdit. Les Verts, forgés dans l’épreuve, tendent les bras vers la Ligue 1. Montée express ou cauchemar prolongé ? Avec 33 points encore en jeu, Montanier tient les leviers. Les Chahot, gardiens de la mémoire verte, exigent l’élite. Mai approche : ce sera la gloire ou l’oubli.

