Sans diplôme, Sébastien Pocognoli oblige l’AS Monaco à débourser 25 000 euros par match. Une situation ubuesque que le club traîne depuis des mois, faute de solution rapide.
L’histoire pourrait prêter à sourire si elle n’était pas aussi chère. Depuis qu’il a pris place sur le banc de l’AS Monaco en octobre, Sébastien Pocognoli dirige son équipe… sans posséder le Brevet d’entraîneur professionnel de football. Pas même un équivalent reconnu. Résultat, chaque match domestique se solde par une amende de 25 000 euros. Quand certains clubs dépensent cette somme pour un préparateur physique, Monaco la verse à la Ligue. Déjà 425 000 euros envolés, et on parle d’une facture pouvant monter jusqu’à 750 000 d’ici la fin de saison. Et pourtant, sportivement, tout n’est pas à jeter. L’équipe joue bien, voire mieux, ce qui rend la situation encore plus paradoxale.
Une astuce, puis plus rien
Un temps, le club croyait avoir trouvé la parade en inscrivant Damien Perrinelle — l’adjoint — comme entraîneur principal sur la feuille de match. Sauf que lui non plus n’a pas encore le précieux sésame. Fin du stratagème. Monaco se retrouve donc officiellement sans entraîneur aux yeux de la Ligue. Et sur le papier, cela pique. D’autant que Perrinelle, lui, a vu son salaire grimper, statut oblige, avant de redescendre dans l’ombre. Un micmac digne d’un feuilleton administratif, où les amendes s’accumulent pendant que les résultats amortissent (un peu) la douleur.
Alors, que faire ? La direction hésite. Licencier un coach sous contrat jusqu’en 2027 ? Peu probable. Le pousser à obtenir son BEPF en accéléré via la fameuse validation des acquis ? Ce serait logique, presque urgent. Mais rien n’indique que Pocognoli ait déjà lancé la procédure. Pendant ce temps, chaque coup de sifflet de départ coûte 25 000 euros. Et à ce rythme, même les victoires risquent de devenir un luxe.
