Leader incontesté de la Premier League après 27 journées, Arsenal traverse une passe trouble qui fait resurgir les vieux démons.
Avec seulement 10 points glanés sur leurs sept derniers matchs, les Londoniens dilapident leur avance face à un Manchester City ressuscité. Dimanche, le choc à Tottenham pourrait sceller leur sort dans la course au titre.
Arsenal tient toujours la corde en Premier League, fort de 58 points après 27 journées, devant un Manchester City à 53 unités en 26 matchs. Mais les Gunners, si dominateurs en début de saison, semblent désormais tanguer. Mercredi soir, ils ont laissé filer une victoire à portée de main contre Wolverhampton (2-2), concédant l’égalisation dans le temps additionnel par Tom Edozie après avoir mené 2-0. Une semaine plus tôt, Brentford les avait déjà frustrés (1-1), révélant une fragilité récurrente sous la pression des enjeux.
Cette série en demi-teinte – sept matchs pour 10 points seulement – tranche avec le rythme infernal d’un prétendant au titre. Les Londoniens, auteurs de 52 buts pour 20 encaissés, peinent à concrétiser leur supériorité. La défense, pilier de Mikel Arteta, a craqué dans les moments critiques : un but contre son camp de Calafiori face aux Wolves symbolise cette fébrilité. « Nous n’avons pas été à la hauteur, a admis l’Espagnol en conférence de presse. Acceptez toutes les critiques, car elles sont peut-être justifiées. La réponse doit venir sur le terrain. »
City à l’affût, derbis en embuscade
Bukayo Saka, étincelant buteur contre Wolves, tente de temporiser. « Pas de difficultés avec la pression, assure l’ailier. Il suffit de revenir à notre niveau, de faire les choses simples. On a assez de qualités pour inverser la tendance. » Reste que le calendrier ne pardonne pas. Dimanche, Arsenal se déplace à Tottenham dans un Nord London Derby électrique, avant de recevoir Chelsea le 27 février. Deux derbis où la moindre erreur pourrait offrir à City, avec son match en moins, l’occasion de reprendre la tête.
Les Citizens, troisièmes poursuivants Aston Villa (50 points), rodent. Leur capacité à enchaîner, alliée à l’expérience de Pep Guardiola, fait trembler les Gunners. Arteta, qui avait hissé son équipe en territoire inconnu en janvier avec six points d’avance, doit maintenant juguler une baisse de régime familière. Les saisons passées, Arsenal avait plié sous la pression des mastodontes ; cette fois, l’histoire pourrait se répéter si la sérénité ne revient pas.
Pourtant, les forces sont là : un Saka en feu, une attaque prolifique et une défense solide sur la durée. La clé réside dans la gestion mentale. Face à Wolves, les Gunners ont dominé avant de se désunir ; contre Brentford, ils ont manqué de mordant. Arteta le sait : « Parler est facile, agir sur le terrain compte. » Avec City en chasse, ces prochains jours s’annoncent décisifs. Un faux-pas à Tottenham, et le rêve du titre pourrait s’éloigner brutalement. Les Gunners ont l’opportunité de répondre à la pression ; sauront-ils la saisir, ou céderont-ils une nouvelle fois ? La Premier League, impitoyable, attend leur verdict.
