Au Emirates Stadium, Arsenal a offert à son public un après-midi de jubilation rare, étrillant Tottenham (4-1) dans un derby où la supériorité des Gunners n’a jamais fait débat. Eberechi Eze, héros du jour et enfant du club, a signé un triplé étincelant qui entre déjà dans la légende du North London Derby.
Le feu d’artifice avait commencé avant même le coup de sifflet : tifo monumental, chants tonitruants, North London Forever repris en chœur comme rarement. Une atmosphère de grandes soirées pour un Arsenal sûr de sa force… et qui l’a prouvé dès les premières secondes.
Arsenal asphyxie Tottenham, Frank subit
La rencontre n’a pas duré longtemps avant de révéler le rapport de force : Tottenham n’a pas dépassé les 22 passes dans le camp adverse lors de la première période, un chiffre saisissant de stérilité. Thomas Frank avait choisi la prudence extrême, au point de renoncer à toute ambition offensive. Très vite, l’impression s’est installée que les Spurs ne croyaient même pas pouvoir rivaliser.
En face, Arsenal, pourtant privé de Gabriel, Ødegaard et Gyökeres, a dominé l’entrejeu avec une facilité désarmante. Declan Rice imposait le tempo, Merino distribuait, Saka aimantait les fautes. Le pressing londonien étouffait un Tottenham incapable de sortir de ses 30 mètres.
Trossard débloque, Eze transcende
Le match attendait un éclair, il est venu de Mikel Merino. À la 36ᵉ minute, le milieu espagnol adresse une ouverture millimétrée vers Leandro Trossard, qui se retourne, frappe, et profite d’une déviation pour tromper Vicario. 1-0, l’Emirates explose.
Quatre minutes plus tard, la soirée bascule dans la liesse. Eberechi Eze, déjà très en jambes, élimine deux défenseurs d’un crochet irrésistible, s’engouffre dans la surface et ajuste Vicario d’un tir croisé. 2-0. L’Emirates devient un chaudron, Tottenham une équipe fantôme.
À la pause, le constat est brutal mais juste : Arsenal est d’une autre catégorie. « Ils sont d’un niveau supérieur », admettent même les commentateurs de Sky.
Eze, enfant du club, enterre Tottenham
Les Spurs reviennent avec Xavi Simons… mais replongent instantanément. Moins d’une minute après le retour des vestiaires, Eze s’infiltre encore, enroule au ras du poteau, et signe un doublé synonyme de KO technique. À 3-0, c’est déjà une correction.
Tottenham, enfin piqué dans son orgueil, réduit l’écart seulement grâce à un geste d’anthologie de Richarlison : une demi-surprise, un demi-miracle, une frappe lobée de 35 mètres qui survole Raya. Sans doute l’un des buts de la saison. Mais un chef-d’œuvre inutile. 3-1. Le stade ne tremble même pas.
Arsenal remet alors l’emprise totale. À la 76ᵉ minute, servi par un Trossard inspiré, Eze s’empare du ballon, croise parfaitement… et s’offre le triplé de ses rêves. Face à Tottenham. Devant l’Emirates en fusion.
L’histoire est trop belle. 4-1.
Une humiliation totale
La fin de match n’est qu’une longue célébration. « Ole! Ole! Ole! », les chants tournent en boucle. Les supporters de Tottenham désertent les tribunes. Les duels s’enveniment, Rice est averti, Porro s’énerve, Romero explose — signes d’un derby où les Spurs ont surtout subi.
Quelques images restent : les joueurs d’Arsenal jonglant sous les “olé”, Mikel Arteta sermonné par le quatrième arbitre, les sourires complices en tribune, et l’impression omniprésente que le leader du championnat marche actuellement sur l’eau.
Eze, symbole d’un Arsenal sûr de sa force
Il y a des soirées tournants. Celle-ci en fait peut-être partie.
Eberechi Eze, enfant d’Arsenal qui a failli signer… à Tottenham l’été dernier, réalise un triplé historique. La métaphore est parfaite : Arsenal récupère ce qui devait être perdu, et en fait une arme décisive.
Avec ce succès, les Gunners prennent six points d’avance en tête de Premier League et confirment ce que leurs supporters murmurent déjà : “On va tout gagner, mate.”
Une chose est sûre, après ce 4-1 éclatant : le Nord de Londres est rouge, furieusement rouge.
