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Arsenal peut-il tout perdre ? Le cauchemar de la saison parfaite qui vire au fiasco

Mikel Arteta (Photo by Icon Sport)

Leader de Premier League depuis des semaines, Arsenal semblait intouchable. Puis le scénario a basculé.

En l’espace de quelques jours, les Gunners ont perdu la finale de la Carabao Cup contre Manchester City, se sont inclinés en quarts de finale de la FA Cup contre Southampton (2-1), et ont subi une défaite humiliante à domicile face à Bournemouth (1-2) en Premier League. Mikel Arteta, lui qui promettait un printemps doré à l’Emirates, se retrouve désormais face au vertige d’une saison qui pourrait lui glisser entre les doigts.

La blessure Bournemouth, la fissure qui change tout

La défaite contre Bournemouth le week-end dernier est symptomatique d’un mal qui ronge Arsenal depuis plusieurs semaines : un bloc qui recule, une attaque qui manque de tranchant, et un vestiaire sous pression que l’Emirates Stadium ne fait qu’amplifier. Ce revers coûte cher en termes de confiance : Manchester City, dauphin et désormais adversaire direct dimanche 19 avril à l’Etihad, possède encore deux matchs en moins. Si les Cityzens gagnent leurs matchs en retard, l’avance d’Arsenal, encore à 9 points sur le papier, fondeait à seulement 3 points — avec un choc direct à venir.

Un calendrier de fin de saison assassin

Arsenal n’a pas seulement un problème de résultats : il a un problème de calendrier. L’enchaînement des matchs en Ligue des champions, la pression mentale d’une course au titre depuis 22 ans sans succès, et la fatigue accumulée d’un effectif sollicité à l’extrême depuis août forment un cocktail explosif. Comme le souligne Philippe Auclair pour L’Équipe, « s’ils jouent les prochains matchs comme ils ont joué contre Bournemouth, ils pourraient très bien terminer avec zéro victoire. » Une sentence impitoyable, qui illustre l’ampleur du doute installé dans le camp londonien.

Le poids de l’histoire, le spectre du « bottle »

Le terme anglais « bottling » — l’art de craquer sous pression — colle à la peau d’Arsenal depuis des années. Sans titre depuis 2004 en Premier League, six ans sans trophée au compteur, et 1,2 milliard d’euros dépensés en plusieurs mercatos : la pression sur Arteta est à son paroxysme. Si Arsenal venait à céder face à City le 19 avril, puis à trébucher en Ligue des champions, ce serait sans doute l’un des plus grands effondrements de l’histoire du football anglais moderne.

Et la Ligue des champions dans tout ça ?

Restée la dernière planche de salut possible pour un grand titre, la Ligue des champions reste à portée des Gunners. Mais les mêmes questions se posent : une équipe fragilisée mentalement peut-elle enchaîner les performances européennes nécessaires pour aller au bout ? Arsenal peut encore réaliser le doublé Premier League – Ligue des champions, mais le chemin est désormais aussi étroit que jonché d’embûches. Pour Arteta et ses hommes, le dimanche 19 avril à l’Etihad ressemble à une véritable finale : perdre, c’est peut-être perdre bien plus qu’un match.

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