Large vainqueur de Wigan en FA Cup, Arsenal poursuit son cavalier seul sur quatre tableaux, mais la soirée a surtout rappelé la fragilité d’un effectif déjà entamé. Entre les pépins de Martin Odegaard, Ben White ou Riccardo Calafiori, Mikel Arteta voit son rêve de quadruplé menacé par une nouvelle alerte majeure au milieu et en défense.
L’Emirates a vibré pour un nouveau récital offensif, mais Mikel Arteta avait surtout la mine de ceux qui lisent les petites lignes d’un contrat trop beau pour être vrai. Arsenal s’est promené face à Wigan (4-0) pour filer en huitièmes de finale de la FA Cup, tout en restant en tête de la Premier League, qualifié pour la finale de la League Cup et sorti premier de son groupe de Ligue des champions. Sur le papier, le quadruplé reste un horizon crédible. Sur la pelouse, la liste des blessés commence pourtant à ressembler à un sérieux avertissement.
Le capitaine Martin Odegaard, touché lors du nul sur la pelouse de Brentford, a manqué ce rendez-vous et s’ajoute à Kai Havertz et Mikel Merino, déjà indisponibles. Cette fois, c’est tout un secteur qui vacille : après les attaquants, puis les défenseurs, c’est désormais le milieu qui se dégarnit, comme l’a reconnu Arteta, lucide sur la fragilité de son groupe au moment où la saison entre dans son sprint.
Relance offensive et casse-tête tactique
Pour colmater les brèches, l’Espagnol a dû improviser. Bukayo Saka, habituellement déployé sur l’aile, a été repositionné dans l’axe, conséquence directe du forfait de dernière minute de Riccardo Calafiori à l’échauffement. Une expérimentation que le manager ne s’interdit pas de prolonger : plus proche du but, moins facilement pris en repère, Saka offre des solutions de permutation avec le joueur de couloir et menace différemment les blocs adverses. Pour un Arsenal qui enchaîne les matchs et les compétitions, cette polyvalence devient presque une nécessité stratégique.
Le contre-coup de cette victoire maîtrisée, ce sont aussi les nouvelles alertes physiques. Ben White a dû quitter ses partenaires en seconde période et devra passer des examens, ajoutant une couche d’inquiétude à un couloir droit déjà remanié. Calafiori, lui, n’a même pas pu débuter, victime d’un souci lors du warm-up. Chaque blessure isole un peu plus les cadres valides et restreint la palette de rotations d’un entraîneur qui répète avoir besoin non seulement de quantité, mais aussi de profils variés pour adapter son plan de jeu à chaque adversaire.
Dans ce tableau contrasté, une bonne nouvelle émerge toutefois : le réveil d’Eberechi Eze. Critiqué après sa sortie à la pause contre Brentford, le milieu offensif a répondu par deux passes décisives de grande classe, d’abord pour Noni Madueke, puis pour Gabriel Martinelli, lançant le festival offensif des Gunners. Arteta a salué ses prises d’initiative, ses frappes tentées et sa capacité à créer des différences dans le dernier tiers, rappelant combien ce type de joueur a besoin de « moments » pour alimenter sa confiance. Martinelli, lui, a poursuivi sa série en coupe, confirmant qu’Arsenal dispose encore d’un pouvoir de feu capable de masquer, le temps d’une soirée, la dure réalité de l’infirmerie.
Au final, le rêve d’un printemps historique reste intact, mais plus que jamais dépendant d’une variable que le staff maîtrise mal : la santé de ses hommes. Pour viser quatre trophées, Arsenal devra d’abord gagner un autre combat, invisible au tableau d’affichage, celui contre l’usure et les coups du sort.
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