Les Gunners ont bien offert des billets pour la grande finale du 30 mai, mais le voyage charter organisé par le club est à la charge des salariés. Une décision qui fait grincer des dents en interne, surtout quand le PSG, lui, prend tout en charge.
C’est une histoire qui illustre parfaitement deux philosophies de club radicalement opposées. Arsenal, qualifié pour la première finale de Ligue des Champions de son histoire depuis 2006, a officiellement convié l’ensemble de ses employés à vivre l’événement à Budapest. Un geste symbolique fort… jusqu’à ce qu’on découvre les modalités pratiques. Selon les révélations du Mirror et du Telegraph, chaque salarié a bien reçu un billet gratuit pour le match, mais les vols charters organisés par le club via l’agence externe SportsBreaks sont facturés £859 par personne (environ 1 000 €) — et ce, uniquement pour ceux qui ne travaillent pas le jour J. Autant dire que pour beaucoup, l’invitation reste lettre morte.
De l’autre côté de la Manche — et de la Manche surtout dans les esprits — le Paris Saint-Germain a adopté une approche diamétralement opposée. Le club de la capitale a décidé de prendre en charge l’intégralité du déplacement de ses salariés ne travaillant pas le soir de la finale. Un choix qui renforce l’image d’un PSG soudé derrière son groupe, et qui contraste brutalement avec la gestion arsenalaise, jugée maladroite à quelques semaines d’un rendez-vous historique. Sur les réseaux sociaux, la comparaison entre les deux clubs fait déjà des ravages dans les commentaires des supporters londoniens.
Au-delà de l’anecdote, cette affaire soulève une vraie question sur la culture d’entreprise dans le football professionnel : quelle place les clubs accordent-ils réellement à leurs collaborateurs non-sportifs lors des grands événements ? Arsenal tente de minimiser la polémique en rappelant l’option de l’Emirates, mais le mal est fait. Dans un contexte où l’appartenance au club et la fierté collective sont des leviers forts de motivation interne, se voir offrir un billet sans pouvoir payer le voyage ressemble davantage à une punition qu’à une célébration.

