Le départ express de Dro Fernandez vers le PSG a provoqué une onde de choc au sein du FC Barcelone. Agacés d’avoir perdu un joyau de la Masia pour une somme jugée dérisoire, les dirigeants catalans ont décidé de verrouiller leur centre de formation.
Une révolution silencieuse est en marche dans les bureaux du club blaugrana.
Le transfert de Fernandez, parti à 18 ans seulement pour environ six millions d’euros, a laissé un goût amer. Le milieu offensif, repéré depuis des années à la Masia, représentait l’un des paris les plus prometteurs du club pour l’avenir. Deco, le directeur sportif, a reconnu une erreur d’anticipation : « Il avait une clause et nous n’avons pas eu le temps de prolonger son contrat. Tout est allé très vite. » En coulisses, cette phrase sonne comme un mea culpa.
Une stratégie anti-fuite
Déterminé à ne plus revivre un tel scénario, Barcelone a décidé de revoir de fond en comble sa politique contractuelle. Selon les informations de Sport, tous les jeunes appelés à disputer la Youth League verront désormais leur clause libératoire passer de 6 à 8 millions d’euros. Et dès qu’un joueur rejoint l’effectif du Barça Atlètic, la réserve professionnelle, cette clause grimpera à 10 millions.
Mais la nouveauté principale réside dans un mécanisme progressif : chaque étape franchie vers l’équipe première augmentera automatiquement la valeur du joueur. Cinq apparitions sous les ordres de Hansi Flick suffiront, par exemple, à tripler le montant de la clause initiale. Un système pensé pour s’adapter au développement sportif tout en refroidissant les ardeurs des clubs prédateurs.
Un dirigeant barcelonais, cité par la presse catalane, l’assure : « On ne pourra pas empêcher certains départs, mais on peut rendre les choses beaucoup plus difficiles. » En clair, le Barça veut se protéger des offensives venues de clubs disposant d’une puissance financière supérieure, à commencer par le Paris Saint-Germain.
L’effet Fernandez
L’épisode Fernandez a été perçu comme une claque. Le PSG, séduit par son profil technique et sa marge de progression, n’a pas hésité à activer la clause avant même que le Barça ne finalise une prolongation. Luis Enrique, de son côté, a préféré temporiser les attentes à Paris : « C’est un joueur talentueux, mais il a besoin de temps. »
Selon les estimations de Sport, si le nouveau barème avait été en vigueur, Dro Fernandez n’aurait pas quitté Barcelone pour moins de 25 millions d’euros. Une différence colossale qui illustre la détermination des dirigeants blaugranas à reprendre le contrôle de leur vivier.
Cette réforme, si elle se confirme, pourrait marquer un tournant dans la gestion des jeunes talents formés à la Masia. Après des années à voir émerger puis s’échapper des promesses – parfois sans véritable compensation – le club catalan tente de transformer son école en forteresse.

