Brillant contre Manchester City en huitièmes de finale, Thibaut Courtois ne gardera pas les cages madrilènes face au Bayern Munich. Touché à la cuisse droite, le gardien belge sera absent plusieurs semaines, un choc pour un Real Madrid lancé dans la conquête de sa quinzième Ligue des Champions.
Thibaut Courtois, héros de Madrid il y a encore quelques jours, vient de laisser un vide immense dans les buts merengue. Sorti à la mi-temps du match retour contre Manchester City, le portier belge a passé des examens qui n’ont laissé aucun doute : blessure au quadriceps droit, et une période d’indisponibilité estimée à six semaines. Un véritable coup de massue pour Carlo Ancelotti, contraint de se passer d’un de ses piliers au moment le plus critique de la saison.
Lunin face au défi de sa vie
La nouvelle est tombée ce jeudi matin dans un communiqué officiel du club. Si le Real n’a pas précisé la durée exacte de l’absence, la presse espagnole évoque déjà un retour pas avant la fin avril. Autrement dit, Courtois manquera très probablement le quart de finale aller et retour contre le Bayern Munich, annoncé comme l’obstacle le plus redoutable du tableau européen.
Son remplaçant, l’Ukrainien Andriy Lunin, devra donc enfiler le costume de héros. Remarqué face à City pour sa solidité et son calme, il aura désormais la lourde tâche de défendre la cage madrilène contre l’armada offensive bavaroise. Harry Kane, Leroy Sané ou encore Jamal Musiala seront autant de tests grandeur nature pour un joueur encore en quête de pleine reconnaissance au sein du vestiaire merengue.
En attendant, Lunin ne manquera pas de temps de jeu : Atletico Madrid, Majorque, Gérone, Alavés, Betis… autant d’occasions de se rôder avant de reprendre le flambeau européen. Chez les dirigeants madrilènes, la confiance reste de mise, mais l’absence du géant belge modifie clairement les équilibres d’un Real déjà fragilisé par l’enchaînement des matchs et les blessures.
Car Courtois n’est pas n’importe quel gardien. À 33 ans, il incarne la sérénité, l’expérience et l’assurance qui ont souvent fait la différence lors des grands soirs européens. Ses arrêts décisifs et son leadership silencieux font partie de l’ADN du Real en Ligue des Champions. Sans lui, la Maison Blanche perd l’un de ses jokers les plus précieux.
Reste à savoir si ce Real, parfois imprévisible dans l’adversité, saura transformer ce nouveau contretemps en moteur collectif. La réponse viendra dès le mois d’avril, face à un Bayern Munich prêt à bondir sur la moindre faille.

