La Cour d’appel d’Angers a condamné le SCO à verser 516 180 € à son ancien directeur sportif Sébastien Larcier pour licenciement abusif. Une somme exécutoire immédiatement, malgré un pourvoi en cassation, qui relance le débat sur la gestion des cadres sportifs en Ligue 1.
La décision rendue le 12 février par la Cour d’appel d’Angers marque un tournant pour le Angers SCO. L’ancien directeur sportif Sébastien Larcier, en poste entre 2020 et 2021, obtient gain de cause après son licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse. Au cœur du dossier : les plus-values réalisées sur les transferts durant son mandat, intégrées dans ses clauses contractuelles mais non prises en compte lors de la rupture. La justice a validé le versement de 101 680 € liés aux primes sur valorisation, 292 000 € d’indemnité de base, 121 000 € de dommages et intérêts et 1 500 € de frais, portant le total à 516 180 €. Une décision qui confirme le jugement des Prud’hommes de janvier 2023.
Les plus-values transferts au centre du litige
Arrivé en Anjou après 17 années passées au Dijon FCO, Sébastien Larcier avait contribué à générer d’importantes recettes sur le marché des transferts. La saison 2020-2021 s’était conclue par environ 14 millions d’euros de ventes, avant un pic estimé à 30 millions d’euros la saison suivante, notamment grâce à des opérations valorisées comme celle de Bill Tuiloma. Remplacé en novembre 2021 par Nicolas Holveck, Larcier contestait les motifs avancés pour justifier son départ. Pour Angers, récemment revenu en Ligue 1 et confronté à une situation financière fragile, cette condamnation représente un poids supplémentaire. Au-delà du cas individuel, l’arrêt rappelle aux clubs l’importance stratégique – et juridique – des directeurs sportifs dans l’économie du football professionnel.
