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Angers frustre Monaco, Pocognoli débute par un nul électrique !

Lilian Raolisoa - Angers (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport)

Il y a des soirs où le football refuse de choisir son camp. Ce samedi, au Stade Raymond-Kopa, Angers et Monaco se sont quittés dos à dos (1-1) au terme d’un duel haletant, rythmé, et finalement logique.

Monaco, en quête d’un succès depuis presque un mois, avait pourtant lancé les hostilités. Fati mettait déjà le feu dans la surface angevine, avant que Hanin n’éteigne l’incendie. Mais les locaux n’ont pas tardé à riposter : un festival offensif mené par Sbai, une volée somptueuse de Mouton, et une énorme occasion manquée par Peter… Le SCO, à la diète depuis août, avait faim.

Pour sa grande première sur le banc princier, Sébastien Pocognoli a vu ses hommes manquer d’automatismes. Un discours musclé à la pause ? Peut-être bien. Dès le retour des vestiaires, Salisu passait tout près d’ouvrir le score sur corner. Angers répondait du tac au tac, Sbai trouvant le poteau d’un Köhn chanceux.

Le match s’emballait, les espaces s’ouvraient, mais l’efficacité restait en vacances. Diatta puis Balogun échouaient tour à tour face à un Koffi impérial. Il a fallu un éclair pour débloquer le verrou angevin : Minamino, inspiré, servait Balogun dans la course. Le buteur américain ne tremblait pas (0-1, 72e).

Touché mais pas coulé, le SCO a refusé de mourir. Chérif, 18 ans, s’est offert une soirée inoubliable : après deux tentatives frustrées, le jeune attaquant a enfin trouvé la faille, servi par Raolisoa (1-1, 86e). Raymond-Kopa pouvait exploser.

Un point partout, une belle bataille, et des enseignements clairs : Angers retrouve de la confiance, Monaco manque toujours de tranchant. Pocognoli, lui, découvre la difficulté du métier. Prochain rendez-vous ? Rien de moins que Tottenham, mercredi, pour tenter de lancer vraiment son ère.

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