Alex Freeman, latéral droit américain de 22 ans qui faisait son trou à Sunderland, a bouclé ses valises direction Villarreal fin janvier. Un move qui sent clairement le coup malin signé Marcelino. Le deal n’est pas encore totalement figé, bonus inclus, la facture peut grimper, mais le gamin a déjà un objectif bien en tête : la Coupe du monde 2026 à la maison. USMNT en ligne de mire, rien de moins.
Reste la grande question : est-ce que ça colle vraiment au Submarino Amarillo ? Sur le papier, c’est séduisant. En Championship, Freeman envoyait des ballons caviar à la pelle. À l’échelle internationale, en revanche, c’est encore le calme plat : zéro sélection avec les États-Unis. J’étais à El Madrigal l’an dernier pour une grosse affiche, et dans ce contexte-là, un profil comme le sien peut clairement servir de joker derrière Juan Foyth, surtout avec les pépins physiques qui s’enchaînent à droite. Mais le danger est réel : adaptation express exigée, nouvelle langue, concurrence interne… s’il ne convainc pas vite, le banc peut devenir son quotidien.
Freeman, lui, voit plus loin. Le Mondial 2026 comme moteur, Villarreal comme tremplin européen. Le plan est logique. Mais des profils comme le sien, j’en ai vu pas mal se casser les dents sous la pression espagnole. Les premiers entraînements, les regards des cadres, le rythme imposé… tout va très vite ici. Alavés, Espanyol ou un autre test du même calibre ne tarderont pas à donner une première réponse. On observe. Et on jugera sur pièces.
