Opposé à Newcastle en 8es de finale de Ligue des Champions, le FC Barcelone a évité le Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre.
Mais pour Hans-Dieter Flick, pas question d’y voir une chance ou un soulagement. L’entraîneur allemand a tenu à remettre les pendules à l’heure, ce vendredi, en conférence de presse.
Flick calme le jeu avant Newcastle
Pas de triomphalisme, ni de fausse modestie. Si certains supporters barcelonais ont accueilli le tirage au sort avec un demi-sourire, heureux d’éviter Mbappé et les Parisiens, Flick, lui, préfère recentrer le débat.
« Non, pourquoi ? Tous les matchs sont importants. En Ligue des Champions, il n’y a aucun adversaire facile », a lancé le technicien allemand face aux journalistes. « Newcastle a une équipe fantastique, on l’a encore vu récemment et lors de notre dernière confrontation là-bas. Il faut toujours respecter l’adversaire. Tout le monde veut aller en finale — nous aussi, mais eux également. »
Un message de prudence, mais aussi d’humilité. Car après un début de saison mitigé, Flick sait que son équipe a encore à prouver sur la scène européenne. Le Barça a retrouvé du souffle en Liga, mais l’entraîneur ne veut pas que la confiance se transforme en excès de confiance.
Newcastle, un obstacle bien réel
Loin d’être un “petit” huitième de finale, l’affiche face à Newcastle s’annonce plus piégeuse qu’il n’y paraît. Les Magpies, solides et efficaces en barrages contre Qarabag (6-1, 3-2), abordent le choc sans pression mais avec un vrai potentiel offensif. Portés par un public incandescent à St James’ Park, ils ont déjà montré leur capacité à bousculer les grandes équipes.
Flick, lui, n’a pas oublié l’intensité du match précédent en Angleterre, et se méfie ouvertement : « C’est une équipe généreuse, agressive dans le bon sens du terme, et très organisée. On sait qu’il faudra être à 100% dès la première minute. »
Un discours qui contraste avec la sérénité affichée par certains observateurs, convaincus que le FC Barcelone est tombé du bon côté du tableau. Pour Flick, la seule vérité reste celle du terrain. À défaut d’éviter les gros, il entend surtout éviter les erreurs.

