L’attaquant argentin de l’Atlético de Madrid traverse une période noire : douze journées consécutives sans marquer en Liga et déjà deux mois de disette toutes compétitions confondues.
Le réveil espéré de Julián Álvarez commence sérieusement à se faire attendre. Dimanche, l’Atlético de Madrid est retombé dans ses travers en championnat, trois jours seulement après une démonstration éclatante en Coupe du Roi. Face au même adversaire, le Real Betis, les hommes de Diego Simeone ont cette fois chuté au Metropolitano, compromettant définitivement leurs espoirs de titre en Liga… et confirmant la mauvaise passe de leur avant-centre argentin.
La belle prestation livrée en semaine à La Cartuja avait pourtant donné des raisons d’y croire. Non seulement les Madrilènes s’étaient imposés largement en quart de finale de Coupe, mais ils avaient aussi proposé l’un de leurs matchs les plus complets de la saison, avec Koke et Barrios à la baguette et un Ademola Lookman impressionnant pour ses débuts. De quoi nourrir l’espoir d’une remontée tardive au classement. Une victoire supplémentaire aurait ramené l’Atlético à dix points du leader — un écart important mais pas insurmontable. La défaite l’a porté à treize, scellant presque le sort du club en championnat dès février.
Et pendant que le collectif peine à rebondir, le cas Julián Álvarez devient un vrai casse-tête. La décision de Simeone de ne pas le titulariser en Coupe avait surpris plus d’un observateur. Réserviste à La Cartuja, le joueur supposé être le fer de lance de l’attaque rojiblanca n’a pas disputé la moindre minute, au grand étonnement des supporters. L’entraîneur argentin a ensuite levé le voile sur cette absence : « Julián ne se sentait pas bien la veille. Ce matin, il a tenté d’être disponible, mais il manquait d’énergie, et avec le médecin, nous avons estimé qu’il valait mieux ne pas prendre de risques », a expliqué Simeone.
De retour dans le onze de départ pour le match de Liga face au même Betis, Álvarez n’a pas su inverser la dynamique. Transparent, sans influence dans le jeu ni tranchant devant le but, l’ancien joueur de River et de Manchester City traverse sa période la plus difficile depuis son arrivée à Madrid. L’Atlético, lui, cherche toujours à comprendre comment relancer celui qui devait incarner sa nouvelle arme offensive.

