À 24 ans, Maghnes Akliouche traverse un moment charnière de sa jeune carrière.
Le meneur de jeu de l’AS Monaco, célébrant son anniversaire ce 25 février, aborde une soirée au Parc des Princes aux allures d’examen grandeur nature. Le talent n’a jamais disparu ; c’est désormais la régularité, la justesse et l’influence dans les grands rendez-vous que tout le monde attend de lui.
Une saison en contretemps
Le constat est implacable : après un exercice 2024‑2025 très prometteur (7 buts, 12 passes décisives en 43 matchs), Akliouche peine à reproduire la même verve. En 32 rencontres toutes compétitions confondues, il compte 4 réalisations et 6 passes décisives. Son impact en Ligue des Champions symbolise cette perte d’élan : neuf apparitions, aucun but, trois passes. Malgré son statut de titulaire régulier, le milieu offensif peine à peser sur le jeu comme auparavant.
À Monaco, le temps n’est pourtant pas à la remise en question collective. Le club reste dans la course aux places européennes, et les récents succès prouvent une force de groupe retrouvée. Mais l’absence d’Akliouche lors de la victoire à Lens (2‑3) n’est pas passée inaperçue : l’équipe a brillé sans lui. Un signal que le joueur ne peut ignorer à quelques semaines d’un printemps décisif.
Le rêve bleu en ligne de mire
En toile de fond, une perspective pourrait redonner du souffle à son ambition : la Coupe du monde approche à grands pas. Akliouche a déjà goûté au maillot bleu, avec un but lors d’une victoire en Azerbaïdjan, mais la route vers la sélection se dégage difficilement. La concurrence est d’un niveau redoutable : Michael Olise, Rayan Cherki, Désiré Doué ou Bradley Barcola incarnent cette nouvelle vague française à la fois technique, explosive et décisive.
Pour Akliouche, le calcul est simple : il doit redevenir visible. Pas seulement par des inspirations techniques, mais par des gestes qui changent le destin d’un match. À Paris, face à un adversaire direct et sous le feu des projecteurs, tout ce que le staff des Bleus observe sera concentré dans quatre‑vingt‑dix minutes : l’intensité, la personnalité et la capacité à briller au milieu de l’orage.
Le moment de prouver
Ce rendez-vous au Parc pourrait marquer une bascule. Non pas une finale, mais une opportunité de rappeler que sa promesse demeure. À 24 ans, il n’est plus ce « jeune espoir » qu’on protège ; il entre dans l’âge où un joueur structure réellement son destin. Pour Akliouche, la soirée s’annonce comme un test de maturité. La scène est immense, le contexte brûlant — exactement le genre d’environnement où un joueur en quête de reconnaissance peut rallumer la lumière.

