À Nice, ce n’est pas Franck Haise « le problème »

Malgré la lourde défaite des Aiglons à Porto, les joueurs niçois font toujours bloc derrière leur entraîneur.

Rien ne va plus à Nice. Battus pour la cinquième fois consécutive et toujours sans le moindre point en Ligue Europa après cinq journées, les Aiglons ont une nouvelle fois sombré, cette fois sur la pelouse de Porto (3-0). Face à cette crise sportive et à une série noire qui atteint désormais 17 matchs européens sans victoire, Franck Haise a révélé avoir récemment envisagé de servir d’« électrochoc ». « Les dirigeants peuvent vous le dire puisque je leur ai proposé d’être l’électrochoc il y a quelques jours, après Marseille. Je me suis dit : ‘Si ça doit être la solution, je suis prêt à l’accepter’. » Tout en précisant son état d’esprit : « Je ne démissionnerai jamais… Tant que je serai devant vous, j’assumerai mes responsabilités. »

« On est tous dans le même bateau »

Mais cette éventualité n’est pas du tout partagée par ses joueurs. Yehvann Diouf, l’un des rares Niçois à prendre la parole après le match, a tenu à défendre son entraîneur. « Non, mais ce n’est pas lui le problème, c’est tout le monde. On est tous dans le même bateau, le coach, les joueurs ». Le gardien, lucide sur la situation, insiste sur la nécessité d’être solidaires : « On essaye de faire au mieux, lui aussi. On a vraiment à cœur de faire au mieux pour sortir de cette situation… Et comme je l’ai dit, on est ensemble ». Diouf reconnaît la douleur des défaites : « Chaque défaite fait mal… ne pas avoir gagné pendant 17 matchs, c’est d’autant plus rageant. »

Ce soutien public intervient après une rencontre où Nice a sombré dès la 18e seconde, encaissant un but sur une perte de balle, avant d’être étouffé toute la soirée. « Je ne peux que comprendre, vous prenez un but au bout de 20 secondes… Le résultat est dur à avaler, la série est dure à avaler », a concédé Haise, impuissant face au manque de réaction de son équipe. Alors que les supporters niçois ont quitté le stade bien avant le coup de sifflet final, l’OGCN se retrouve au pied du mur, devant désormais réagir à Lorient puis face à Braga dans l’espoir d’enrayer une dynamique qui frôle le gouffre.