Passé par l’Olympique de Marseille en 2002, le défenseur italien Stefano Torrisi est revenu sur cette période catastrophique de sa carrière dans les colonnes de la Provence.

Totalement fan de l’OM, Stefano Torrisi était fou de joie à l’idée de rejoindre le Vieux-Port en 2002. Un véritable rêve éveillé, qui va vite tourner au cauchemar pour l’Italien. Prêté pour six mois par Parme, le défenseur central va réussir l’exploit d’inscrire deux buts contre son camp sur ses deux premiers matchs de Ligue 1. Et ses deux derniers d’ailleurs, puisqu’il aura terminé la saison bien au chaud, sur le banc du Vélodrome. Un souvenir qui reste encore particulièrement pénible aujourd’hui pour l’ancien footballeur.

« Je suis toujours très ému quand je parle de Marseille. Je supportais ce club à l’époque où Chris Waddle y jouait (1989-92). J’étais très heureux quand le club m’a appelé. Le seul problème c’est que je n’ai pas réussi à bien faire les choses. L’OM de l’époque n’est pas celui d’aujourd’hui. Je sortais de neuf mois d’inactivité, j’ai immédiatement joué, j’ai marqué contre mon camp… J’étais le mauvais mec au mauvais endroit et au mauvais moment. Je savais que j’étais en train d’échouer. Et c’est une chose qui me fait enrager encore aujourd’hui. J’ai toujours adoré ce club et ça me fait plaisir d’en parler, mais ça reste une période malheureuse dans ma carrière, car je n’ai pas pu montrer quel joueur j’étais. Mais ce n’est ni la faute du club ni de mes équipiers ni de la malchance. Je n’ai pas d’excuse. »