Le basket féminin américain n’en finit plus de grandir.
Les propriétaires de la WNBA ont officialisé jeudi une nouvelle vague d’expansion historique : trois franchises supplémentaires rejoindront la ligue d’ici la fin de la décennie. Cleveland ouvrira le bal en 2028, suivie de Détroit en 2029, puis de Philadelphie en 2030. À cette échéance, la WNBA comptera 18 équipes — soit le double de son effectif du début des années 2020.
L’annonce s’inscrit dans une dynamique d’expansion spectaculaire. Il y a encore deux ans, la ligue alignait 12 franchises. Elle en compte désormais 15 pour la saison 2026, qui débute le 8 mai, avec les arrivées récentes de Golden State, Portland et Toronto. Cleveland, Détroit et Philadelphie viendront parachever cette montée en puissance, trois métropoles du Nord-Est et du Midwest aux viviers de fans déjà acquis au basket grâce à leurs franchises NBA respectives.
Derrière cette expansion, il y a des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. La WNBA démarre en 2026 l’application d’un contrat de diffusion record de 2,2 milliards de dollars sur 11 ans, signe que les grands réseaux télévisés et les plateformes de streaming ont compris le potentiel commercial du championnat. Les audiences et la fréquentation des salles ont explosé ces dernières saisons, portées notamment par l’émergence de stars médiatiques capables de remplir des arènes et de faire tourner les têtes bien au-delà du cercle des fans historiques.
Les joueuses, elles aussi, commencent à toucher les dividendes de cette réussite collective. Après de longues négociations tendues, le syndicat des basketteuses et la ligue ont conclu en mars dernier une nouvelle convention collective de sept saisons, qui indexe désormais les salaires à un pourcentage du revenu global du championnat. Une avancée structurelle majeure : plus la WNBA gagne d’argent, plus les joueuses en bénéficient directement.
Longtemps considérée comme la petite sœur de la NBA, la WNBA s’impose aujourd’hui comme une ligue à part entière, avec ses propres stars, ses propres rivalités et désormais ses propres ambitions géographiques. L’arrivée de trois nouvelles villes n’est pas qu’un symbole — c’est la confirmation que le basket féminin nord-américain est entré dans une nouvelle ère.
