A l’issue de la 5e étape de ce Tour de France, le Belge Greg Van Avermaet a conservé son maillot jaune de leader. Une bonne opération, malgré une course pas forcément très bien assurée par le leader de l’équipe BMC. Il revient sur l’étape de mercredi.

 

Avez-vous des regrets dans le sprint ? 

“J’ai commis des erreurs dans le final, je n’ai pas encore encore vu les images pour bien comprendre. Mais j’ai dû réagir sur l’attaque de Phil (Gilbert), il est proche au classement et on ne sait jamais avec lui. J’ai lancé le sprint trop tôt. Je croyais que le dernier virage était à 200 mètres de l’arrivée, en regardant les fichiers GPS, mais c’était à 350 mètres, trop loin pour pouvoir gagner. C’était trop difficile de battre Peter Sagan dans ces conditions. Il est super costaud. On le voit sur le Tour courir à l’avant  dans des étapes de montagne. Pour le lâcher, il faut peut-être un contre-la-montre par équipes… Il n’est pas triple champion du monde pour rien. Dans cette étape, on n’avait pas de stratégie pour le distancer. Mais le battre à l’arrivée était impossible.” 

Comment avez-vous trouvé cette étape ? 

“C’était une très belle et très dure étape, sur des petites routes. On est content qu’il n’y ait pas eu de chute. Mais, sur ce genre de routes, la fatigue rattrape les coureurs et ça rend la course plus sûre. Dans le Tour, la course est forcément plus contrôlée que sur les classiques, mais elle a dû être agréable à regarder à la télévision. J’apprécie ce genre d’étapes, qu’il y en ait davantage dans le Tour. Mais cette première semaine est superbe, on est gâté avec les pavés (dimanche) pour terminer.” 

Il semble que l’équipe Quick-Step court après le maillot jaune… 

“C’est sûr, tout le monde veut porter le maillot jaune au moins une fois dans sa vie. Quand on l’a, on doit contrôler la course et dépenser beaucoup d’énergie. Quick-Step en a déjà dépensé pour les sprints. Demain (jeudi), c’est Julian Alaphilippe qui est le grand favori. Il peut prendre le maillot jaune.”