Le cycliste italien Elia Viviani a remporté l’étape 4 de ce Tour de France ce mardi soir. Une première victoire sur une épreuve sur la Grande Boucle. Ce dernier revient sur cette journée historique en répondant aux questions de l’AFP.

 

Cette victoire est-elle une consécration ? 

“C’est la victoire qui me manquait, elle est arrivée. Elle n’était pas arrivée le premier jour mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Maintenant, je veux surtout rallier Paris, car c’est une arrivée prestigieuse. On va aussi penser à la septième étape et on a également un maillot jaune à défendre. On a vécu de grandes émotions depuis hier. Voir les visages des membres du staff (heureux), cela fait vraiment plaisir, c’est vraiment motivant et cela vient en plus de nos émotions personnelles.”

Pouvez-vous décrire vos premiers sentiments une fois la ligne d’arrivée franchie ?

“Mon premier sentiment, ça a été de me dire, enfin! J’ai enfin réussi ce que je voulais. Je suis resté incrédule un petit moment, mais en réalité j’avais compris dès le franchissement de la ligne que j’avais gagné. Dès la flamme rouge, je sentais que j’allais gagner: vu le positionnement de mon équipe, sur une arrivée aussi rapide cela aurait été très difficile pour les autres de me remonter.”

Êtes-vous plus à l’aise avec cette équipe-là, plutôt que celle du Giro, pour vous emmener dans les sprints ?

“Je savais que l’équipe serait plus tournée autour de moi. Mais la différence se fait surtout avec la présence de Michael Morkov. Il nous dit comment rouler, son expérience fait la différence. S’il y a une erreur, cela ne peut être que de mon ressort. Sur le Giro, on ne peut pas dire que l’équipe était mauvaise, elle était juste peut-être un peu moins forte. Michael est l’homme qui fait tout. Je crois en lui à 200%. J’ai dit à l’équipe de l’écouter, je savais qu’il nous emmènerait à la victoire. Son timing pour faire ses choix, son expérience, sa puissance dans les jambes, cela fait la différence. Quand il demande à Julian (Alaphilippe) de prendre le relais, il supporte une grosse responsabilité mais il sait ce qu’il fait. Le seul souci que j’ai eu, c’était le vent de face, mais le sprint était tellement rapide que cela ne m’a pas dérangé.”