Peter Sagan s’est lancé dans une diatribe contre le comportement d’une partie du peloton, après sa victoire dans la 2e étape du Tour de France, dimanche à Cherbourg. Il n’y a plus de respect, les choses étaient différentes quand j’ai commencé, a estimé le champion du monde en titre.

Votre victoire a paru aisée…
Ce n’est jamais facile de gagner, jamais. Je dois remercier mon équipe, surtout Roman Kreuziger qui a fait la dernière montée à fond. Il faut de la chance, être en forme et que tout se passe bien. Je fais beaucoup de sacrifices pour aborder au mieux le Tour. Après la période des classiques, je me suis reposé un peu, j’ai fait du VTT et j’ai repris au Tour de Californie. Après, le Tour de Suisse a été très dur à cause des conditions. Mais je suis content d’être ici, même si c’est un peu fou parfois dans le peloton. Pour supporter les sacrifices que l’on fait, il n’y a rien de tel que prendre du plaisir sur le vélo.

En tant que champion du monde, pouvez-vous peser sur le comportement du peloton ?
En ce moment, je ne suis pas un coureur important dans le peloton, tout le monde s’en fout. Certains coureurs perdent la tête, on voit des choses stupides. Personne ne freine quand c’est mouillé, tout le monde veut être derrière le train de ses coéquipiers dans les 50 derniers kilomètres, on voit sept trains devant, toutes les équipes en ont et se fichent des autres coureurs. Certains coureurs ne savent pas faire du vélo… Avant, un coureur qui faisait des choses idiotes pouvait se prendre un bidon en pleine figure. Il n’y a plus de respect dans le peloton. Les choses étaient différentes quand j’ai commencé en 2010.

Qu’avez-vous à dire sur Alberto Contador, qui a chuté deux fois en deux jours ?
Alberto a eu de la malchance. Aujourd’hui, Tony Martin a pris un ralentisseur un peu trop vite, il est tombé et a fait tomber Alberto. S’il était tombé de l’autre côté, c’était pour moi… Alberto perd 40 secondes (48 exactement, ndlr), ce n’est pas énorme. S’il est fort, il est capable de se battre pour le maillot jaune. Q: Qu’avez-vous modifié par rapport à l’an dernier, quand vous étiez souvent deuxième? R: Je n’ai rien changé, c’est le destin. Je ne suis jamais tombé bas, j’ai fait deuxième, troisième, mais j’ai aussi gagné des courses. Mais, dans les grandes courses, on voit que l’expérience compte.

La conservation du maillot jaune devient-elle une priorité ?
Non, mon but est d’arriver à Paris et de faire la fête. Je vais prendre les étapes les unes après les autres.