Tour de France 2024 : Vingegaard se réjouit d’un parcours particulièrement exigeant

Jonas Vingegaard, double tenant du titre, a exprimé sa grande satisfaction quant au parcours du Tour de France 2024, le qualifiant de « très difficile ». Sa réaction reflète le sentiment général parmi les coureurs qui ont eu l’occasion de découvrir l’itinéraire mercredi à Paris.

« Ce parcours est magnifique, mais extrêmement difficile. Cela me convient parfaitement. Il comporte de nombreux kilomètres en haute altitude, là où je me sens habituellement à l’aise. Je suis vraiment ravi de ce que j’ai pu voir. J’attends ce Tour avec impatience », a déclaré le coureur danois, présent sur les lieux.

Le Tour de France 2024 débutera à Florence (Italie) le 29 juin pour se terminer à Nice le 21 juillet après deux passages dans les Alpes. Il présentera moins de cols que l’édition de 2023 (27 au lieu de 30 cette année) et un dénivelé positif cumulé légèrement inférieur. Toutefois, il atteindra à plusieurs reprises des altitudes dépassant les 2 000 mètres et empruntera le col de la Bonnette, qui, avec ses 2 802 mètres, est la plus haute route asphaltée de France.

« Je ne connais pas la Bonnette et je n’ai jamais roulé à une telle altitude auparavant. Mais j’ai hâte de découvrir cela », a ajouté Vingegaard.

Le champion de France, Valentin Madouas, a déclaré n’avoir « que rarement vu un Tour où les dix derniers jours sont aussi difficiles ». « Il n’y a pas un mètre de plat, seulement une succession de cols. Ce sera un Tour réellement ardu. L’altitude jouera un rôle majeur, surtout durant la troisième semaine. L’étape de la Bonnette sera un véritable défi. » « Personnellement, j’apprécie beaucoup ce parcours car je pense qu’il offrira des opportunités aux baroudeurs », a ajouté le coureur de Groupama-FDJ, qui s’est classé 10e du Tour en 2022 et n’a « aucune ambition pour le classement général » mais souhaite « ardemment remporter » sa première étape sur le Tour.

Benoît Cosnefroy, le puncheur d’AG2R, a décrit le tracé comme « magnifique pour le Tour, une véritable fête ». « Il est agréable de voir le Tour traverser des régions telles que les vignobles de Bourgogne. C’est un parcours montagneux et dans un cyclisme de plus en plus homogène, les parcours deviennent de plus en plus difficiles. Le fait d’avoir de la montagne dès le début créera des écarts au classement général », a estimé le Normand.

« Ce Tour est inédit avec ce départ en Italie », a souligné son coéquipier, Aurélien Paret-Peintre. « Découvrir les Alpes du Sud sur des routes moins familières va également apporter un certain dynamisme. Le final promet beaucoup de spectacle. Il y a de nombreuses étapes exigeantes. »

Le niveau de difficulté est tel que les sprinteurs s’en inquiètent. « C’est tellement difficile que je suis un peu sous le choc, pour être honnête », a commenté le Britannique Mark Cavendish, qui a finalement décidé de prolonger sa carrière d’un an pour tenter de battre le record de 34 victoires d’étapes sur le Tour, détenu actuellement par Eddy Merckx.