Julian Alaphilippe a terminé 3e de l’étape 8 du Tour de France ce samedi. Une journée parfaite car le tricolore a repris les commandes du classement général avec le gain du maillot jaune et revient sur cette journée du 13 juillet.

 

Connaissiez-vous le final de l’étape ? 

“Non, je n’ai pas bluffé, je ne connaissais pas la bosse, je ne suis jamais passé là à vélo. Mais je savais que si je voulais attaquer, c’était là. J’ai réussi à le faire, je suis très content. Le fait d’être avec Thibaut (Pinot) m’a peut-être avantagé, j’ai pu récupérer. On avait des intérêts communs. C’était une belle opportunité. Six secondes, ce n’était pas grand chose mais je devais prendre des risques pour les reprendre. Je n’ai pas du tout pensé à gagner, j’ai juste pensé à prendre du temps. On a fait une bonne partie de manivelles, un beau numéro.” 

La chute de Geraint Thomas a-t-elle eu une incidence ? 

“J’ai vu la chute, je l’ai évitée de justesse, mais je ne sais pas exactement qui est tombé. Il y a eu une cassure fermée par l’équipe Movistar, j’étais dans le deuxième groupe, je me suis replacé à l’avant dans la bosse. Je n’avais pas d’informations sur qui était tombé, j’étais concentré sur mon attaque. J’ai tout donné. Thibaut Pinot se doutait que j’allais attaquer, je l’ai vu dans ma roue, c’était bien pour lui et pour moi. C’était le scénario idéal.” 

Vous surfez sur une formidable réussite… 

“C’est une saison incroyable, je suis même surpris. J’ai passé un cap psychologiquement et physiquement l’an dernier. Je suis arrivé à enchaîner les victoires en étant plus serein, plus calme. J’avais à coeur de commencer 2019 sur un bon pied après la petite déception du Championnat du monde (2018). J’ai commencé la saison en forme en Argentine et en Colombie où ça s’est bien passé, j’ai décidé en accord avec l’équipe de rester un peu plus en Colombie pour préparer mes objectifs de l’Italie (Strade Bianche, Milan-Sanremo). Je me suis beaucoup investi, je ne suis jamais parti autant de chez moi. J’ai tout fait pour être en grande forme sur ce Tour. Je sais que je ne vais pas gagner le Tour, que les dix derniers jours vont être compliqués. Mais jusqu’à maintenant, c’est au-delà de mes espérances, une belle récompense. Je ne m’attendais pas à autant.”