Alors que le Tour de France débute ce samedi 7 juillet, le sprinteur français, Arnaud Démare est prêt à faire une grande course. Il estime que les opportunités pour atteindre ses objectifs se trouvent durant la première semaine de compétition.

 

Quelle est la hiérarchie du sprint ? 

“Ça tourne ! Dans le Tour, il y a eu l’année Kristoff, l’année Greipel, l’année Kittel. Un sprinteur sort du lot mais on ne sait pas qui à l’avance. Depuis le début de saison, ça tourne énormément. Tout le monde a battu tout le monde, cela va faire une belle lutte au Tour. J’ai peu couru, j’espère répondre présent rapidement dès les premières étapes, après ce que j’ai fait au Tour de Suisse et sur la forme du Championnat de France.” 

Songez-vous au maillot jaune dès samedi soir ? 

“Il y a forcément un maillot à aller chercher dans la première étape. Tous les sprinteurs vont avoir ça dans un coin de la tête. Mais il ne faut pas y penser. Je suis tourné vers la victoire d’étape, c’est la priorité. Je n’ai pas le train de l’an dernier, l’équipe a fait le choix d’être assez large pour pouvoir jouer sur tous les parcours. Mais nous avons des coureurs qui savent donner un bon coup de main, comme Rudy (Molard) et Arthur (Vichot). Je n’ai pas encore couru avec Tobias (Ludvigsson) mais il m’a dit qu’il avait travaillé pour Kittel. Ils ont l’envie et on a le bouquet final avec Olivier Le Gac, Ramon (Sinkeldam) et Jacopo (Guarnieri), on a déjà gagné ensemble.” 

Pensez-vous à une étape en particulier ?

“Je sais qu’il y a de nombreuses occasions dans la première semaine. Je suis impatient que le Tour commence mais je ne suis pas obnubilé par le premier sprint. Si je devais choisir, ce serait le premier jour et puis Amiens. J’ai vu aujourd’hui (mercredi) l’arrivée à La Roche-sur-Yon pour la 
deuxième étape, une belle arrivée en faux-plat montant. C’est une arrivée qui me convient avec un léger pourcentage, il y en a d’autres, Chartres d’après ce qu’on m’a dit, Amiens aussi. Ensuite, on aura l’étape de Roubaix, une course qui me plaît même si je n’ai jamais eu de réussite sur les pavés dans le Tour. C’est une course un peu particulière, avec les leaders du classement général, une distance de 150 kilomètres, 100 kilomètres de moins qu’à Paris-Roubaix. Mais le fait qu’il y ait des pavés me plaît bien.”