Actuellement en course pour la fin du Giro 2018, Thibaut Pinot reste dans la course pour une potentielle victoire finale. Le Français est conscient qu’il est encore dans la course, mais qu’il sera difficile de réaliser l’exploit. En conférence de presse, il s’est prêté au jeu des questions – réponses.

 

Comment jugez-vous votre parcours de la deuxième semaine ? 

“Je suis resté régulier sans avoir de jour de grâce. Je continue mon petit chemin. J’aurais préféré faire encore mieux. Sixième au Zoncolan ce n’est pas suffisant.” 

 

Si vous aviez à dresser un parallèle par rapport à l’an dernier… 

“Le niveau est plus élevé cette année. Certains sont plus forts, comme Pozzovivo. Yates est plus fort que Quintana l’était l’an dernier en montagne.” 

Est-il prenable malgré tout ? 

“On est restés sur place sur son deuxième démarrage. On l’a regardé partir, on était tous à fond. Pour l’instant, il est vraiment intouchable. Mais on sait que le Giro est une course à part, il y a eu des retournements de situation ces dernières années. Les étapes sont dures, avec de très longs cols. Jusqu’à samedi soir, l’espoir est toujours possible.” 

 

La victoire est-elle encore envisageable ? 

“Si Yates marche toujours autant, c’est impossible. Tout le monde le sait. Mais tant qu’il y a de la course, on ne sait jamais.” 

 

Froome vous a-t-il le plus surpris au Zoncolan, quand il a gagné, ou le lendemain, quand il a de nouveau été lâché ? 

“Je ne sais pas. Quand on le voit gagner en costaud au Zoncolan, on se dit qu’il va continuer le lendemain. On est un peu surpris. On ne sait pas trop ce qu’il faut en penser. Il peut être capable du meilleur comme du pire. Il reste deux grosses étapes. S’il fait deux grosses journées comme au Zoncolan, il peut revenir dans la course au podium. C’est toujours mieux d’avoir repris du temps sur lui.” 

 

Quelle sera la grande étape de montagne la plus propice aux offensives ? 

“Les deux (Jafferau et Cervinia). A Pratonevoso, je m’attends à peu d’écart entre les meilleurs mais il y aura une belle bataille. Ensuite, il se passera beaucoup de choses. Ce sont de vrais enchaînements, des cols très durs, très longs. La donne sera peut-être différente.”