Sport.fr

Lotte Kopecky triomphe à Milan-Sanremo, une victoire éclipsée par une terrible chute

Lotte Kopecky - Photo by Icon Sport

La “Primavera Rosa” a offert ce samedi un scénario aussi dramatique que magnifique.

Lotte Kopecky, impeccable stratège de l’équipe SD Worx, a remporté une édition de Milan-Sanremo marquée par une chute effroyable dans la descente de la Cipressa, à seulement 18 kilomètres de l’arrivée. La championne du monde belge s’impose au sprint sur la Via Roma devant la Suissesse Noemi Rüegg et l’Italienne Eleonora Camilla Gasparrini, ajoutant un nouveau monument à son palmarès déjà impressionnant.

Une descente tragique avant le final légendaire

Le drame a figé la course. À vive allure dans la Cipressa, Debora Silvestri (Laboral Kutxa) a perdu le contrôle, projetée par-dessus la glissière de sécurité avant d’atterrir plusieurs mètres plus bas. L’Italienne, consciente, a été rapidement évacuée vers l’hôpital, comme l’a confirmé son équipe. La Polonaise Kasia Niewiadoma, héroïne du Tour de France 2024, a également été touchée et visible en sang, secourue par la Mauricienne Kim Le Court, qui a préféré s’arrêter pour lui venir en aide : « Ma première réaction a été d’aller la voir, car ce n’était pas beau à voir. J’espère qu’elle va bien », a-t-elle soufflé, émue, à l’arrivée.

Après ce terrible incident, le peloton s’est reformé avant d’aborder les deux ascensions mythiques du final, la Cipressa et le Poggio, symboles du dénouement de cette classique italienne.

Kopecky, la reine de la patience et du timing

Comme souvent, la différence s’est faite dans les pentes du Poggio. À un kilomètre du sommet, la Néerlandaise Puck Pieterse a dynamité la course, créant un groupe de cinq favorites. Lotte Kopecky, parfaitement positionnée, a choisi le bon moment pour suivre, consciente que sa coéquipière Lorena Wiebes, victorieuse ici même l’an dernier, attendait derrière pour couvrir toute contre-attaque.

Dans une arrivée rétrécie par les virages de la Via Roma, la Belge a placé son sprint avec une précision chirurgicale pour s’imposer sans contestation. « J’étais confiante après ma victoire à Nokere Koerse mercredi. Toute l’équipe a fait un travail parfait, et je savais que le bon coup se jouerait après le Poggio », a-t-elle expliqué, sourire aux lèvres mais visiblement marquée par la tension de la journée.

Une victoire symbolique pour SD Worx

En triomphant à Sanremo, Kopecky offre à SD Worx une nouvelle consécration, confirmant la domination de la formation néerlandaise sur les classiques. Lorena Wiebes, sixième à l’arrivée, s’est dite « ravie pour Lotte », ajoutant : « Quand j’ai vu sa réaction dans le final, j’ai su que c’était la situation parfaite pour nous. Ce soir, on célèbre. »

Entre joie et frayeur, cette édition 2026 de Milan-Sanremo restera dans les mémoires comme l’une des plus contrastées : celle d’un triomphe éclatant pour la Belge… et d’une chute qui rappelle combien la beauté du cyclisme flirte souvent avec ses dangers.

Quitter la version mobile