Le syndicat a menacé un blocus du Tour de France dans la région pour faire pression sur le gouvernement et Arcelormittal.
La tension monte autour de l’avenir de la sidérurgie dans le Nord, et la CGT entend bien se faire entendre. Le secrétaire général de l’union départementale, Jean-Paul Delescaut, a menacé de perturber la troisième étape du Tour de France, prévue le 7 juillet entre Valenciennes et Dunkerque, si aucune discussion sur une possible nationalisation de la filière n’est entamée d’ici là. « Il n’y aura pas de maillot jaune à Dunkerque », prévient-il, soulignant l’urgence économique et sociale de la situation. Selon lui, une mobilisation massive pourrait bloquer le parcours : « 1 000 à 2 000 camarades, ça fait un camarade tous les 100 mètres sur 178 km. »
Ce jeudi matin, plusieurs centaines de manifestants, soutenus par des figures politiques comme Olivier Faure, François Ruffin ou Marine Tondelier, se sont rassemblés à Dunkerque pour dénoncer les suppressions de postes annoncées par Arcelormittal. Le groupe sidérurgique prévoit en effet de supprimer 600 emplois dans le Nord et l’Est de la France, dont près de 300 à Dunkerque. Malgré ses bénéfices et les aides publiques perçues, l’entreprise a suspendu son projet de décarbonation de 1,8 milliard d’euros, invoquant un manque de compétitivité. Face à cette décision, la CGT réclame une intervention de l’État, la relance des investissements et surtout, « zéro licenciement ».
"Pas de maillot jaune à Dunkerque" : la CGT menace le Tour de France pour faire pression sur le gouvernement et Arcelormittalhttps://t.co/kXjktLxy8E pic.twitter.com/ZVhBOQKsID
— BFM Business (@bfmbusiness) May 1, 2025

