Vainqueur du Paris – Nice 2019 ce week-end, le Colombien Egan Bernal est revenu sur cette victoire et ne souhaite pas s’arrêter-là. Il a encore beaucoup de choses à apprendre et va poursuivre sa progression.

 

Etes-vous un leader-né ? 

“Je ne sais pas si je suis un leader-né. Le vrai leader dans la première partie de Paris-Nice était Kwiatwowski. C’est lui qui avait sur les épaules la responsabilité de la course. Moi, je n’ai été leader que le dernier jour et j’ai pu compter sur le soutien de +Kwiatko+ qui est le capitaine de l’équipe. Dans la dernière étape, il y a eu des moments difficiles. Mais j’avais une grosse équipe avec moi, ce qui rend les choses beaucoup plus simples. Il fallait rester calme, concentré, faire attention dans les descentes.” 

Quelles chances vous donnez-vous de gagner du Giro ? 

“Je préfère ne pas y penser. Le Giro, le Tour de France, sont des courses énormes. Paris-Nice est une course très difficile mais elle ne dure que huit jours. Dans le Giro, j’espère faire bien… Peut-être un top 3, un top 10. Mais je peux très bien perdre vingt minutes dans une étape. C’est complètement différent. Je ferai de mon mieux mais je n’ai que 22 ans, j’ai encore beaucoup à apprendre. C’est la première fois que je serai leader de l’équipe dans un grand tour.” 

Vous voyez-vous comme le premier Colombien vainqueur du Tour de France ? 

“Non. J’espère que d’autres, comme Nairo (Quintana), gagneront le Tour avant moi. Peut-être dès cette année, il est forme. Il est une vraie inspiration pour les coureurs colombiens. On s’entend très bien, c’est un bon ami, on parle souvent ensemble. Je ne veux pas penser à la victoire dans le Tour, je ne suis pas prêt pour l’instant. Il y a beaucoup de coureurs qui ont gagné des courses d’une semaine mais qui n’ont pas pu gagner un grand tour sur trois semaines.”