Romain Bardet revient sur son année et les objectifs pour la saison à venir. Le cycliste tricolore débute sa saison vendredi lors du Tour du Haut-Var et souhaite bien montrer un visage plus conquérant au cours de la saison.

 

Êtes-vous démangé par l’impatience de retrouver les courses ? 

“Je suis compétiteur, bien sûr. C’est moi qui ai demandé à reprendre plus tard, j’aime bien prendre mon temps l’hiver et c’est important de faire des fondations solides pour la suite de la saison. J’ai hâte de réattaquer la compétition, ça a déjà démarré un peu partout et je suis heureux de reprendre en France. On a de belles courses en février, de beaux parcours attractifs qui nous sont proposés. Le Tour du Haut Var, c’est deux jours de course pour secouer le peloton et une belle arrivée au sommet, le Faron. Je ne connais pas, ça va être l’inconnu.” 

Qu’attendez-vous de ces premières courses ? 

“Je suis vraiment en reprise. Je m’attends à avoir un déficit de condition, je n’ai pas fait d’entraînement spécifique, c’est la fin de ma préparation hivernale. J’attends Paris-Nice pour m’étalonner. Je me connais bien maintenant, je ne cherche pas à brusquer les choses. Je n’ai pas de grand espoir en février, je vais me servir des courses pour faire des bases de travail. L’idée, c’est de monter en puissance, de me faire plaisir, de travailler les automatismes collectifs… Des coureurs dans l’équipe AG2R La Mondiale, Alexandre Geniez, Alexis Vuillermoz, peuvent être très bien sur ce Tour du Haut-Var. Il n’y a pas de rôle défini, c’est la course qui définira.” 

Vous parlez ouvertement de victoire désormais plutôt que de podium. Avez-vous changé ? 

“Je tiens à préciser que certains gros titres ont été largement déformés. Je suis resté le même homme, rassurez-vous. Il n’y a pas eu de bouleversement cet hiver. Néanmoins, j’ai le sentiment d’aborder un nouveau cap de ma carrière. J’ai eu la chance de faire le podium sur les épreuves qui me tenaient à coeur. Maintenant, c’est la dernière marche… la plus dure. J’ai besoin chaque année de me fixer des objectifs plus élevés pour essayer de m’améliorer. Je suis un coureur régulier, présent de février à octobre. Si je pouvais être un peu plus percutant… Ma saison 2019 sera réussie si j’arrive à gagner une grande course, à être celui qui concrétise. C’est mon nouvel objectif de carrière.”