Réalisatrice de « Lance », un documentaire en deux épisodes sur Lance Armstrong, Marina Zenovich a livré les coulisses de cette création pour ESPN.

“J’aurais aimé que quelqu’un du Tour de France s’exprime. Côté français, Jean-Marie Leblanc et Richard Virenque n’ont pas voulu non plus. J’ai essayé de contacter Jan Ullrich, mais ce n’était pas le bon moment. J’ai pu discuter avec Daniel Friebe (un journaliste allemand), qui a écrit un livre sur lui et a pu beaucoup m’en parler. Aux États-Unis, Greg LeMond a refusé. Il ne voulait pas être impliqué, donc on a utilisé des archives de lui. La première femme de Lance (Kristin) ou encore Frankie Andreu ont refusé (mais Betsy Andreu, son épouse, est présente). Et Lance a laissé sa psychologue me parler, mais elle ne souhaitait pas apparaître à l’écran. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce qui fait réagir les gens, pourquoi ils font certaines choses et comment ils assument ce qu’ils ont fait… Donc j’ai le sentiment d’avoir été chanceuse que Lance veuille partager tout ça”, a indiqué Marina Zenovich, réalisatrice du documentaire, dans L’Equipe.

Avant de poursuivre : “Oui, il a aimé des parties et d’autres moins. Ce qu’on pouvait imaginer. C’est parfois dur de voir des choses qu’on a faites. S’il avait adoré le film, cela aurait voulu dire que je n’avais pas fait du bon boulot. Ce n’est pas facile pour moi, mais je dois dire la vérité. Il est impossible de faire un film juste élogieux ou entièrement à charge. Il faut chercher le juste milieu et laisser le public décider.”