Huit rounds pour rappeler qui commande. Devant le public français, Estelle Mossely a dominé aux points la Colombienne Bexcy Mateus (80-72, 79-73, 79-73), renouant avec la victoire dans une soirée au parfum d’adieu.
À 33 ans, la championne olympique 2016 entame son “dernier round” professionnel avec une sérénité qu’on ne lui connaissait plus depuis Tokyo.
Face à une adversaire combative mais vite dépassée en rythme, Mossely a imposé sa lecture du combat, combinant précision et gestion d’énergie. “Je voulais être propre, sans prendre de risques”, glissait-elle. L’objectif était clair : préserver son corps avant l’échéance du 23 avril contre l’Argentine Karen Elizabeth Carabajal, avec le titre intérimaire WBA en jeu à la Salle Wagram.
Derrière cette victoire maîtrisée – sa 13e en 14 combats pro – se profile une évolution de style : moins explosive, plus chirurgicale. Une boxer-mère, stratège et consciente de son héritage dans un sport encore largement masculinisé. Ce retour au pays, au cœur du Westfield La Défense, sonnait presque comme une tournée d’adieu… mais avec le panache d’une dernière conquête.
