Julia Simon, la confiance retrouvée du biathlon français

Malgré un passé récent mouvementé, Julia Simon sera bien au départ du relais mixte olympique.

Le staff tricolore a tranché : la championne du monde en titre conclura la première course du biathlon français à Anterselva, préférée à Justine Braisaz-Bouchet. Un choix présenté comme « naturel » par Stéphane Bouthiaux, mais qui n’en reste pas moins chargé de symboles. Car au-delà du sportif, ce relais marque le début d’une campagne où la France rêve encore de tout rafler.

La logique sportive a parlé, disent les décideurs. Lou Jeanmonnot lancera la fusée, avant que Simon, connue pour ses fins de course furieuses, ne tente de ramener l’or. Et pourtant, l’ombre du passé rôde encore. L’affaire de la carte bancaire, les tensions internes, les ambiances plombées : tout cela n’a pas totalement disparu. Les mots de Jeanmonnot l’hiver dernier résonnent encore – cette envie d’un collectif apaisé qui, parfois, semble tenir sur un fil.

Une équipe soudée… sur le fil du rasoir

Cyril Burdet, le coach des féminines, joue les équilibristes depuis trois ans et s’offre malgré tout des couronnes mondiales. Sauf que là, la scène sera planétaire, les regards plus acérés que jamais. Julia Simon, condamnée mais revenue au sommet, sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur, pas même à une faute de tir. Le patron du biathlon français assure que « le sujet est clos », mais le terrain, lui, ne ment jamais. À 14h05, sous la lumière crue d’Anterselva, c’est un tout autre examen que la France s’apprête à passer.