L’idée d’un duo entre Tony Parker et Vincent Collet refait surface à Villeurbanne. Les deux hommes, piliers du basket français, n’écartent pas la possibilité de collaborer la saison prochaine, même si les contours du projet restent encore très flous.
Et si Tony Parker retrouvait Vincent Collet sur le banc de l’Asvel ? L’hypothèse, encore lointaine, alimente les conversations en coulisses depuis plusieurs semaines. Le propriétaire du club villeurbannais ne ferme pas la porte à cette idée, tout en rappelant que son avenir personnel dans le coaching reste à écrire. « Oui, on a eu des discussions. Mais c’est encore très loin », a confié Parker à L’Équipe. « Avant de penser à Vincent Collet, il faut déjà que je me décide moi-même. Beaucoup de choses doivent encore se passer. »
À 43 ans, l’ancien meneur des Spurs s’apprête à vivre ses premiers pas sur un banc cet été, à la tête de l’équipe de France des moins de 17 ans, lors de la Coupe du monde en Turquie (27 juin–5 juillet). Une étape de transition vers sa reconversion d’entraîneur, entamée cette saison avec la formation fédérale française, sous la supervision d’un certain… Vincent Collet.
Des destins liés depuis les Bleus
L’histoire entre les deux hommes dépasse largement le cadre de l’Asvel. Ensemble, ils ont emmené l’équipe de France au sommet de l’Europe en 2013, offrant au basket tricolore le premier titre majeur de son histoire. Entre respect mutuel et confiance technique, leur relation est demeurée intacte depuis.
Interrogé par DAZN lors de la Leaders Cup à Poitiers, Collet a confirmé que la porte n’était pas totalement fermée à un retour à Villeurbanne. « C’est trop tôt pour en parler, nous ne sommes qu’en février. Je sais qu’il pourrait y avoir une opportunité, mais rien n’est décidé », a précisé l’ancien sélectionneur, désormais consultant pour les Cleveland Cavaliers.
Reste à savoir quelle direction prendra le technicien normand. Approché par plusieurs franchises NBA pour des missions d’observation, Collet n’exclut pas de tenter l’aventure américaine à plus grande échelle : « Si une ouverture se présentait, c’est probablement la voie que je suivrais. »
Parker, un projet à long terme
Côté Parker, la situation est plus complexe. Le quadruple champion NBA a lié son éventuelle arrivée à la tête de l’équipe première à l’évolution du projet global de l’Asvel. Il entend en effet inscrire toute initiative dans la perspective de NBA Europe, cette ligue continentale dont la création est envisagée pour 2027 par la NBA.
Pour cela, l’homme d’affaires a déjà engagé des discussions avec plusieurs grands fonds d’investissement américains, prêts à injecter plusieurs dizaines de millions d’euros pour obtenir le précieux ticket d’entrée au futur championnat européen. « Les discussions avancent », confie-t-il dans les colonnes de L’Équipe. « Si le projet se fait, ce serait logique que je sois impliqué pleinement, sur et en dehors du terrain. »
D’ici là, le scénario d’un duo Parker-Collet reste une promesse suspendue. Une perspective séduisante, presque symbolique, tant leur union a marqué l’histoire récente du basket français — et qui, peut-être, pourrait un jour relancer l’ambition de l’Asvel sur le continent.
