A une victoire de son premier titre de champions en 14 ans… Le CSP Limoges reçoit Strasbourg jeudi soir avec en ligne de mire un sacre en Pro A. Il faudra pour cela battre une troisième fois en trois matches une SIG qui ne semble pas vraiment y croire elle-même.

Le CSP Limoges peut revenir sur le devant de la scène, 14 ans après avoir soulevé le trophée de Pro A pour la dernière fois de son histoire. Le club mythique du Limousin, le seul à avoir réussi à glaner un titre de champion d’Europe en 1993, a connu un chemin tortueux tout au long des années 2000, connaissant même une descente administrative et les affres de la Pro B. Mais cette période est désormais révolue et les hommes de Jean-Marc Dupraz ont l’occasion de redonner de la fierté à toute une région en venant à bout de Strasbourg, jeudi soir, lors du match 3.

Le technicien limougeaud n’a d’ailleurs pas voulu s’emballer, à suite de la victoire du CSP contre la SIG lundi soir (74-68) C’est un pas, mais il en reste un à faire (…)Il faut continuer comme ça. Il ne faudra surtout pas croire que Strasbourg va nous offrir ce titre. Il faut encore gagner un match et c’est à nous de le chercher en étant vigilant, a expliqué Dupraz devant les médias. Car le risque de décompression est grand. A Beaublanc, devant plus de 4000 spectateurs, les coéquipiers de Nobel Boungou-Colo ne devront pas se reposer sur leurs lauriers.

Il y a cependant peu de risque de voir les hommes de Vincent Collet retourner cette situation bien mal engagée. Le sélectionneur des Bleus lui-même paraissait abattu après la deuxième défaite de son équipe. On est dans les cordes et cela paraît bien compliqué de se relever, avouait le coach alsacien. Il est encore trop tôt pour savoir si on va en être capable, avait-il expliqué, dans des propos rapportés par lalsace.fr. On est au plus bas et c’est bien normal. On n’a plus rien à perdre et pour avoir encore 1 % de chance, il faut que tout le monde reparte au combat. Mais je ne sais pas comment les joueurs vont digérer cette grosse déception. Réponse jeudi sur le parquet du CSP.

Benjamin Feurgard