Dans une soirée à marquer d’une pierre blanche pour le basket français, l’AS Monaco a réalisé l’un des coups de la saison en dominant le FC Barcelone 93 à 86, vendredi soir, lors de l’avant-dernière journée de la saison régulière d’Euroligue.
Une victoire de caractère qui offre à la Roca Team sa qualification mathématique pour le play-in, quoi qu’il arrive lors de la dernière journée face à l’Hapoel Tel Aviv.
Ce succès tient du prodige au regard du contexte. Monaco n’a pu aligner que huit joueurs — contre douze pour le Barça — Nikola Mirotic étant absent sur blessure musculaire à la cuisse. Une situation de pénurie que le club de la Principauté connaît depuis plusieurs semaines, depuis le départ de l’entraîneur Vassilis Spanoulis le 11 mars, remplacé par le Géorgien Manuchar Markoishvili.
Un collectif héroïque face à l’adversité
Loin de plier, Monaco a répondu par un basket collectif exemplaire. Six joueurs ont terminé à plus de dix points, symbole d’un partage du ballon remarquable. Juhan Begarin, ailier fort par la force des circonstances, a été l’un des grands artisans de la victoire grâce à ses contres et interceptions décisifs. Le retour de Daniel Theis dans le cinq a également apporté du poids dans la raquette.
Pourtant, le début de match avait de quoi inquiéter. Menée 0-8 d’entrée, puis de neuf points à plusieurs reprises, la Roca Team a dû composer avec l’adresse diabolique de Kevin Punter côté catalan — 27 points au compteur, 6 sur 7 à trois points. Will Clyburn a lui aussi longtemps maintenu Barcelone à flot.
Blossomgame et James scellent le destin
Mais Monaco n’a jamais lâché. Passée devant pour la première fois juste avant la pause grâce à Jaron Blossomgame, la Roca Team a ensuite géré avec maturité. Le tir primé d’Elie Okobo (68-60, 29e), puis celui de Mike James (79-73, 35e), ont définitivement fait basculer la rencontre. La scène finale a parfaitement résumé l’état d’esprit monégasque : Matthew Strazel, après deux lancers manqués, a intercepté le ballon pour offrir la victoire à Blossomgame dans le money time.
Monaco est en play-in. Et cette qualification, arrachée les dents serrées, a une saveur particulière.

