Monaco s’est vu interdire de monter en Pro B. La raison ? Les privilèges dont bénéficie le club de la Principauté, qui l’avantageraient par rapport aux autres clubs.

Football ou basket, même combat pour Monaco. Participant aux Championnats de France dans plusieurs disciplines depuis les années 1920, les clubs de la Principauté sont désormais pointés du doigt. Les privilèges fiscaux dont ils bénéficient, connus depuis longtemps, dérangent. Le club de football en a fait l’amère expérience avec l’arrivée du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev à sa tête.

Son statut de nouveau riche et la contestation des autres équipes a poussé la LFP à lui demander de déménager son siège social en France pour être sur un pied d’égalité économique. Un accord à hauteur de 50 M€ a été trouvé, faisant grincer des dents en Pricipauté. Le club de basket de l’AS Monaco ne bénéficie pas de la même puissance économique que son homologue du football. Il n’a jamais brillé sur l’échiquier national mais a de grandes ambitions, symbolisées par un effectif qui a écrasé la Nationale 1 avec un budget conséquent pour ce niveau.

Un racket refusé


Mais il ne pourra pas évoluer en Pro B la saison prochaine. Le CNOSF a confirmé lundi la décision de la Ligue Nationale de Basket (LNB), qui a refusé la montée de l’ASM en deuxième division. La situation d’iniquité est là aussi dénoncée par la Ligue. Là aussi, une somme d’argent aurait été réclamée à Monaco pour se mettre en règle : selon l’Equipe, 150 000€ auraient permis à l’ASM de monter. Une somme à débourser tous les ans et qui serait revue à la hausse en cas de montée en Pro A.

Le mécène ukrainien Sergei Dyadechko, propriétaire du club, a lui refusé ce racket. La LNB n’a du coup pas validé la montée, décision confirmée par le CNOSF et toujours contestée par le club qui a annoncé vouloir mettre en oeuvre toute procédure nécessaire afin de faire valoir ses droits et obtenir le respect de ses intérêts sportifs, juridiques et économiques. Le feuilleton est loin d’être terminé.