Qualification en poche, confiance au zénith. Invaincues et dominateurs, les Bleues ont validé leur ticket pour la Coupe du monde 2026 en écrasant la Corée du Sud (89-62), mardi à Villeurbanne.
Ce tournoi de qualification, bouclé sans accroc, a permis à l’équipe de France de travailler ses automatismes et de révéler la richesse de son banc, neuf mois après l’échec de l’Euro-2025.
Profondeur d’effectif et montée en puissance
Malgré un programme clément – Philippines (115-66), Colombie (88-48), Allemagne (85-63), Nigeria (93-86) et Corée –, les vice-championnes olympiques ont assumé leur rôle de favorites. Avec seulement un jour et demi de préparation, elles ont géré les oppositions athlétiques (Nigeria) comme les transitions rapides (Corée), en vue du Mondial berlinois (4-13 septembre).
Le sélectionneur Jean-Aimé Toupane a reconvoqué neuf des douze héroïnes olympiques, sans Iliana Rupert, Marine Fauthoux (blessées) ni Sarah Michel Boury (retraitée). Dominique Malonga limitée à deux matchs, Gabby Williams et Janelle Salaün peu utilisées : le collectif a tenu bon. Marine Johannès a brillé contre la Corée (24 points, 7 rebonds, 5 passes, 6/11 à trois points), tandis que Migna Touré (10,8 pts de moyenne) et Janelle Salaün (18 pts vs Allemagne, 19 vs Nigeria) ont confirmé leur montée en puissance.
Leïla Lacan s’installe durablement à la mène (10,8 pts, 4,6 passes de moyenne), un poste clé en quête de leader. Seul bémol : les 17 pertes de balle par match en moyenne, à corriger d’urgence.
Un Mondial à 16 équipes sans les Canadiennes
Ce tournoi a aussi clarifié le paysage mondial. Porto Rico a arraché le dernier billet face à la Nouvelle-Zélande (77-61). Les 16 qualifiés : Allemagne (hôte), Australie, Belgique, Chine, Corée du Sud, Espagne, États-Unis, France, Hongrie, Italie, Japon, Mali, Nigeria, Porto Rico, République tchèque, Turquie.
Coup de tonnerre à Istanbul : le Canada, demi-finaliste 2022, rate le Mondial pour la première fois depuis 2002. Battues par l’Australie (82-76), Kayla Alexander et Bridget Carleton terminent cinquièmes, devancées à la différence particulière par la Turquie et le Japon.
Les Bleues, quasi au complet malgré les incertitudes WNBA (négociations collectives en cours), abordent Berlin avec une faim de revanche. Ce sans-faute renforce leur statut de prétendantes au titre mondial.
