Le capitaine de l’équipe de France, Boris Diaw, peut savourer le moment. La France a éliminé, mercredi, l’Espagne de son Mondial (65-52).

Avant le début de la Coupe du monde, Boris Diaw avait fixé une médaille pour objectif. Puis le tirage au sort a eu lieu. Et le capitaine des Bleus a compris que son ambition serait difficile à réaliser. La France devaient en effet affronter l’Espagne, grandissime favorite de la compétition organisée sur son sol, dès les quarts de finale. Le tout sans Tony Parker, Joakim Noah et Alexis Ajinça. Mission impossible… sur le papier. Mais un match de basket joue sur le parquet. Et là, les Bleus ont réalisé l’impensable : museler la bande à Gasol à 52 petits points, et remporter une victoire nette !

Retour sur l’exploit

Elle n’osait peut-être même pas en rêver. Et pourtant, elle l’a fait. Elle, c’est l’équipe de France de basket-ball. Faisant preuve d’une hargne défensive héroïque, s’appuyant sur un Rudy Gobert en feu (13 rebonds), la France a réussi l’impensable en allant battre l’équipe d’Espagne, grande favorite de cette Coupe du monde, sur ses terres (65-52). Après avoir mené tout au long de la première période ou presque, avec un avantage de sept points à la pause (35-28), l’équipe de Vincent Collet n’aura jamais lâché prise.

Même lorsque le public espagnol aura donné de la voix. Même lorsque Juan Carlos Navarro s’offrait cinq points consécutifs pour ramener les siens à un point des Bleus dans le troisième quart temps. Jamais les Français n’auront abdiqué ou se seront montrés impressionnés par le calibre de leur adversaire avec les frères Gasol au premier rang. La raison ? Un Rudy Gobert phénoménal, le mot est faible, bien aidé par un Joffrey Lauvergne des grands soirs. Avec 23 rebonds à eux deux (imaginez-vous !), les deux Français ont quasiment égalé le nombre de rebonds de tous les Espagnols réunis (28). Inimaginable.

Tout avait bien commencé pour les Bleus, et tout a bien fini. Boris Diaw s’était chargé de lancer le diesel français avec deux trois points en début de rencontre permettant aux siens de mener rapidement à la marque avec un avantage confortable de neuf points (11-2). Lorsque Boris Diaw (15 points) connaissait le déchet, Nicolas Batum prenait le relais (13 points). Le joueur de Portland aura réalisé un match très propre avec de très bon choix, de bons positionnements et un gros travail défensif sur l’ogre Navarro.

Enfin, en toute fin de rencontre, histoire que la fête soit encore plus belle, Thomas Heurtel régalait avec un tir à trois points venu d’ailleurs pour crucifier les espoirs espagnols. Avec 13 points dont un dernier quart temps de folie, le joueur de 25 ans lançait parfaitement ses coéquipiers sur la voie du succès, la voie de l’exploit, la voie des demies. Heurtel-Gobert, chapeau Messieurs. La France est en demi-finale de la Coupe de monde. Une première depuis 1954 ! Soixante ans après, la bande à Vincent Collet, privée des quelques Tony Parker et Joakim Noah entre autres, a l’occasion de rentrer dans l’histoire du basket-ball français. Le rêve ne fait que commencer … Vendredi, face à la Serbie, un nouveau chapitre commence.