Explosion des salaires en WNBA, la révolution est en marche !

Un vent de révolution souffle sur la WNBA. Le syndicat des joueuses (WNBPA) et la ligue nord-américaine ont scellé un accord verbal historique sur une nouvelle convention collective, multipliant par cinq les salaires moyens et boostant le plafond à 7 millions de dollars.

Annoncé par ESPN hier, ce pacte évite une grève et propulse le basket féminin dans une nouvelle ère de prospérité.

Un bond spectaculaire qui récompense la hype

Après des mois de bras de fer, les négociations ont abouti à des chiffres stratosphériques. Le plafond salarial explose de 1,5 million de dollars en 2025 à 7 millions (6 millions d’euros), tandis que le « supermax » – le salaire maximal pour une superstar – grimpe à 1,4 million de dollars contre 249 244 dollars auparavant. Les salaires moyens ? Quintuplés à 600 000 dollars (contre 120 000), et les minima dépassent les 300 000 dollars, loin des 66 000 de l’an dernier.

Les joueuses, portées par l’engouement post-Caitlin Clark et l’Arike Ogunbowale mania, exigeaient leur part du boom : audiences TV en hausse de 40% et partenariats juteux avec Nike ou Fanatics. « C’est la reconnaissance de notre valeur », jubile une source proche du WNBPA. Cathy Engelbert, commissaire de la WNBA, parle déjà d' »avancée révolutionnaire », saluant un équilibre entre ambitions des athlètes et santé financière de la ligue.

Cet accord reflète l’explosion de popularité : la finale 2025 a réuni 2 millions de téléspectateurs, un record. Les stars comme Breanna Stewart (New York Liberty) ou A’ja Wilson (Aces) pourront enfin vivre de leur passion sans viser l’Europe l’été venu. Fini les allers-retours en Australie ou en Russie pour boucler les fins de mois.

Ratification en vue, mais vigilance requise

Reste un dernier obstacle : la ratification officielle par le syndicat et le conseil d’administration de la WNBA, attendue avant le 31 octobre. Une deadline flexible, mais qui rappelle les lock-outs NBA de 1998-99 ou 2011. Si l’euphorie domine, des voix appellent à la prudence : les revenus publicitaires doivent suivre pour tenir ces promesses.

Pour les rookies comme Paige Bueckers (draftée n°1 en 2025), c’est un rêve américain réalisé. La WNBA, souvent dans l’ombre de la NBA, s’affirme comme un business florissant : valorisation à 2 milliards de dollars visée d’ici 2030. Les fans français, fans de Marine Johannès (ex-Liberty), guetteront les impacts sur les Bleues et l’EuroLeague Women.

Cet accord marque-t-il la fin de l’ère des salaires faméliques ? Les matchs de saison régulière, dès mai, testeront cette nouvelle donne. Une page se tourne pour le sport féminin US, qui rêve désormais de rivaliser avec la NBA en termes d’éclat et de chiffres d’affaires. La balle est dans le camp des dirigeantes.