Encore battue jeudi soir (96-85), la formation villeurbannaise s’enfonce dans une série noire inquiétante. Face à une équipe de Dubaï en pleine progression, les hommes de Pierric Poupet n’ont jamais trouvé la solution.
Une spirale qui semble sans fin
Décidément, rien ne va plus pour l’ASVEL. Bon dernier d’Euroligue, le club de Tony Parker a concédé à Dubaï sa 22e défaite en 29 journées, la troisième consécutive après Valence et Milan. Dans la salle brillante du tout nouveau club émirati, les Villeurbannais n’ont fait illusion qu’un quart-temps avant d’être débordés de toutes parts.
Handicapés par l’absence de cadres comme Thomas Heurtel et Mbaye Ndiaye, Pierric Poupet et ses joueurs ont rapidement perdu le fil. À la pause (47-36), l’écart flirtait déjà avec la dizaine de points, symbole d’une équipe manquant de tranchant offensif et d’impact défensif. L’écart n’aura ensuite cessé de croître, Dubaï dominant des deux côtés du parquet sans jamais être inquiété.
Dubaï prend sa revanche
Du côté du club émirati, l’enthousiasme était tout autre. Revanchard après sa défaite du match aller en octobre (79-85), Dubaï a pu s’appuyer sur un collectif solide et une adresse redoutable. Mfiondu Kabengele, auteur de 14 points dès la première mi-temps, a donné le ton d’une formation sûre de sa force. Dwayne Bacon (18 points, 5 rebonds), parfaitement à son aise, a parachevé l’œuvre collective en étouffant les rares velléités de retour de l’ASVEL.
Avec ce succès, Dubaï (11e) poursuit son opération séduction dans la compétition la plus relevée d’Europe. Son projet ambitieux, soutenu par des moyens XXL et une politique résolument tournée vers l’attractivité internationale, commence à porter ses fruits.
L’ASVEL cherche un second souffle
À Villeurbanne, le constat est brutal. L’équipe, souvent décimée par les blessures, ne parvient pas à trouver une identité stable ni à s’appuyer sur un cadre fort. L’intérim de Pierric Poupet n’a, pour l’heure, pas inversé la tendance d’une saison devenue cauchemardesque.
Pendant ce temps, les deux autres clubs français d’Euroligue, Monaco et Paris, poursuivent leur soirée européenne avec des ambitions bien différentes : les Monégasques reçoivent le Maccabi Tel-Aviv pour rester dans le top 4, tandis que le Paris Basketball défie le Panathinaïkos à Athènes. Deux destins aux antipodes de celui d’une ASVEL qui, désormais, lutte plus pour sauver la face que pour rêver de qualifications.
