Vincent Collet a pointé un retard à l’allumage et un problème de mentalité pour expliquer la défaite de l’équipe de France en demi-finale du Mondial face à la Serbie (85-90).

Tout ça pour ça. Réaliser l’un des plus bels exploits du basket français en dominant l’Espagne (65-52) chez elle en quart du Mondial pour tomber au tour suivant devant la Serbie (85-90), aux portes de la finale face à Team USA. De quoi avoir beaucoup de regrets, comme l’a avoué Vincent Collet, surtout à la vue du scénario de cette demie : les Bleus se sont réveillés trop tard pour espérer franchir cet écueil. On n’avait pas la concentration et l’énergie qu’on avait mercredi, a analysé le sélectionneur tricolore. Il y a certainement plein de raisons : peut-être un peu de fatigue, peut-être un peu de nuages desquels on n’était pas tout à fait redescendus. Malheureusement, contre une équipe qui était tout à fait prête, même si on a retardé un peu l’échéance au départ, on sentait qu’ils étaient plus dedans que nous.

Le technicien n’a pas été tendre avec ses joueurs, pointant certains comportements et l’immaturité de certains dont il n’a pas cité les noms. On a rêvé un peu. Certains de nos joueurs ont pensé que ça allait continuer naturellement comme contre l’Espagne, mais ce n’est jamais ça le sport à ce niveau-là. C’était un autre match, qu’il fallait aborder avec la même concentration, la même discipline et la même envie. Peut-être qu’on ne l’aurait même pas gagné… , a ajouté Collet, dans des propos rapportés par RMC. Son capitaine Boris Diaw partageait son avis, reconnaissant qu’il aurait fallu faire deux mi-temps comme la deuxième.

On n’est pas rentré dans le match avec le bonne mentalité, a ajouté le joueurs des Spurs, reconnaissant une confiance peut-être trop élevée dans les rangs tricolores après la partition quasiment parfaite rendue face à l’Espagne. La punition fait du coup encore plus mal. Reste désormais à se faire pardonner en terminant sur le podium d’un Mondial, ce qu’aucune équipe de France n’a réussi dans l’histoire. Il faut oublier ce match, a demandé Nicolas Batum, l’un des seuls Bleus au niveau vendredi soir. On a quand même cette médaille de bronze à aller chercher. On va rester ensemble tout faire pour et gagner. La Lituanie est prévenue : ce sont des Bleus revanchards et redescendus de leur nuage qu’elle aura face à elle ce samedi.