À cause de sa récente blessure et du règlement très stricte de la ligue, le Français pourrait déjà être écarté de la course au titre de MVP.
La blessure de Victor Wembanyama (21 ans) tombe au pire moment pour San Antonio… et pour les ambitions individuelles du phénomène français. Touché au mollet gauche, le pivot des Spurs sera absent plusieurs semaines, ce qui le met en difficulté face au règlement très strict instauré par la NBA contre le load management. Pour être éligible à un trophée individuel – qu’il s’agisse du MVP, du DPOY (meilleur défenseur), du MIP, du ROY ou même d’une sélection dans une All-NBA Team – un joueur doit disputer au moins 65 matchs dans la saison. Une règle intransigeante qui pourrait priver Wembanyama d’une récompense majeure, alors qu’il réalise un exercice exceptionnel (26,2 points, 12,9 rebonds, 4 passes et 3,6 contres de moyenne) et qu’il figurait parmi les favoris pour le titre de défenseur de l’année… voire de MVP.
Selon les estimations américaines, une réévaluation de son état est prévue dans deux à trois semaines, ce qui repousserait son retour à la mi-décembre. D’ici là, Wembanyama aurait manqué 11 matchs, laissant très peu de marge pour la suite : seulement six absences supplémentaires autorisées sur les soixante rencontres restantes pour atteindre le quota fatidique des 65 matchs. Un coup dur qui rappelle la saison dernière, où sa thrombose veineuse à l’épaule l’avait limité à 46 matchs, le privant déjà du trophée de meilleur défenseur de l’année. Entre son état de santé, la dynamique déjà fragile des Spurs et la sévérité du règlement NBA, la quête aux distinctions personnelles du Français s’annonce plus incertaine que jamais.

