La NBA a entamé sa dernière ligne droite avant les play-offs. Cette saison, la Conférence Est est particulièrement disputée. Le point sur les forces en présence.

1) Cleveland :
Certes, les Cavaliers sont une équipe à 70% de win. On peut apprécier les rotations intéressantes quoffrent Delavedova, Shumpert et laddition récente de C.Frye qui présente une excellente menace extérieure en complément de Kevin Love. Lebron reste Lebron. Kyrie reste insaisissable mais… malgré tout cela on a beaucoup de mal à croire aux chances de cette équipe pour le titre. L’équipe est irrégulière, capable de prendre dénormes éclats ponctuels (comme contre le Heat il y a quelques jours), ultra centrée autours de LBJ, et avec dénormes failles individuelles en défense, notamment du coté de Love. On a toujours du mal à comprendre le limogeage de lexcellent David Blatt (la franchise était en tête de la conf au moment de son renvoi après avoir disputé la finale NBA la saison précédente), et a analysé une amélioration réelle de léquipe depuis cet événement.
2) Toronto :
Léquipe canadienne s’est stabilisée en haut de la Conférence Est. Du côté des Raptors, ça joue bien, rapide, cest jeune et athlétique. Une équipe très sympa à voir et à encourager et les fans ne sen privent pas. Sûrement la franchise canadienne la plus enthousiasmante depuis celle de Vince Carter et Tracy McGrady. Si une finale de conf vs Cleveland se produit, rien ne dit que Toronto ne pourrait pas connaître la première finale NBA de son histoire. On imagine lhystérie collective qui habiterait alors la ville!
3) Atlanta :
Proche de 60% de victoires, la même ossature depuis plusieurs années… mais quelque chose ny est plus chez Hawks. Après avoir envisagé de nombreux trades au All Star break, on reste au final avec le même team. Mais voilà, des cadres comme Jeff Teague ou Kyle Korver sont beaucoup moins efficaces ou influents dans le jeu. La chute des stats de KK qui est passé de 12pts à 49% à 2pts et à 3pts lannée passée, à 9pts à 43% aux fg et 40% à trois points cette saison reflète bien ces difficultés. Le brésilien T. Splitter, censé stabiliser la raquette, na joué que 36 matchs pour 5pts et 3 rbds en moyenne. Le départ de DeMarre Carroll aux Raptors na pas été compensé et laisse un gros vide. Bref, ce sera dure pour viser une finale de conf en playoffs pour les faucons.
4/5) Miami et Boston :
Parcours proche pour deux surprises relatives de cette année. Malgré les absences de Bosh, le Heat rest compétitif. Hassan Witheside est une machine à rebonds et contres (13pts, 12rbds et 4blocks) et larrivée de Joe Johnson a fait beaucoup de bien au jeu extérieur de léquipe. Justice Winslow montre de belles promesses. Aux Celtics on surfe sur la talent du micro-meneur Isaiah Thomas (22pts, 6passes) et dun groupe jeune, complémentaire et très bien coaché.
6/7/8) Charlotte, Indiana, Chicago :
Pas de surprise au vu des effectifs. Le Charlotte de Nic Batum, auteur dune excellente saison (15, 6, 6) et Indiana sont proches de jouer les playoffs. On pouvait sattendre à voir les Bulls plus haut, en revanche. Mais le retour progressif de D. Rose cumulé à de nombreuses blessures (Noah, Mirotic, Butler, Gasol
) a limité le rendement de léquipe. Attention toutefois aux Bulls en playoffs s’ils sont au complet. Derrick Rose redevient lui même, avec son génie créatif. Avec un D. Rose pleine possession de ses moyens et un Jimmy Butler en forme à ses côtés, tout peut arriver. Surtout que sur le banc, Dougie « Mc Bucket » Dermott ressemble au nouveau Korver. Seulement 10pts par match, mais il tourne à 18pts à 54% aux Fg et 60% à trois points sur les 5 derniers matchs et devient une vraie force au relais des starters.
Les autres :
On attendait beaucoup mieux de la part des Wizards et des Pistons mais cela reste encore trop irrégulier des deux côtés, malgré de jolis rosters emmenés par les stars John Wall (20pts, 10passes) chez les Wiz et Andre Drummond (16pts, 15rbds) chez les Pistons. Beaucoup de jeunesse et de potentiel chez les Magic et les Bucks. A Orlando, Evan Fournier est devenu un vrai starter sous la houlette de coach Scott Skiles et sors une très belle saison (près de 15pts par match et 40% à trois pts). On mettrait bien une petite piécette dans le futur sur léclosion de « super » Mario Hezonja. Le rookie croate de 21ans est habité dune grande confiance au shoot et a des faux airs de Peja Stojakovic. Dans le Wisconsin, les Elans ont également du talent à revendre. The « human alphabet », le Grec Giannis Antetokounmpo est un phénomène et véritable homme à tout faire sur le terrain (17pts, 7rbds,4 passes, 1block, 1 steal). Brooklyn va reconstruire et cétait la seule chose à faire.
Philly a adopté la stratégie du néant. Ca a le mérite dêtre original.
Enfin les Knicks, comme depuis longtemps, végètent dans le bas de la conf, mais au moins ont eu la bonne idée de drafter un joyau, en la personne du rookie de seulement 20ans, K.Porzingis (14p/7r/2blocks) même si en ce moment, ce dernier se heurte au fameux rookie wall. Au moins New york possède le Dirk Nowitzky 2.0 dans leur effectif… Mais il reste encore beaucoup de boulot au « Maitre Zen » Phil Jackson pour construire une équipe digne du MSG.
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